Resident Evil 6
Finalement, massacrer des noirs dans RE 5, ce n’était pas si mal…
Genre : Horreur / Année de sortie : 2012
Publié il y a 15 heures
Il y a des jeux d’une licence qui ont une aura prestigieuse, et c’est toujours quelque chose d’y jouer la première fois. Prenez Resident Evil 4, un jeu incroyable de bout en bout et qui a su moderniser une saga pour la propulser à un tout autre niveau. Puis il y a les jeux de merde, les grosses daubes, ceux qui puent la pisse, ceux avec des girafes qui se font sucer dès le logo de l’écran titre et qui font honte à toute une saga jusqu’alors assez prestigieuse. Messieurs les zombies, laissez-moi vous parler d’un cas d’école, Resident Evil 6.
Sommaire de la série resident evil
Resident Evil 6 (5/10)
Je te dirai la note de cette critique quand on sera à la cathédrale, promis
Quelle incroyable catastrophe industrielle que ce Resident Evil 6. Je ne l’avais jamais fait à l’époque bizarrement, moi qui étais un grand fan de la saga, j’avais fait à peu près tous les jeux, et je sais pas, appelez cela l’instinct, mais même sans internet et l’avis des tests, je le sentais pas ce jeu. Pourtant, mon grand frère l’avait sur sa PS3, j’aurais pu y jouer, mais j’avais préféré rester sur ma Wii et Mario Galaxy. Je savais faire les bons choix visiblement étant jeune, car y jouer en 2026 de plein gré sans raison ou même argent à la clé, faut être un sacré connard. Quoique pas tant que ça, je parcours actuellement l’intégralité de cette belle saga, donc forcément, le cas RE6 allait s’imposer de lui-même, et je devais me faire un avis. Après, au vu de la réputation d’étron de la saga, je sais par expérience que s’il faut se forger son propre avis, il n’y a pas de fumée sans feu comme on dit.
Donc, plein de bonne foi, et vraiment habité des meilleures attentions du monde et armé de beaucoup de patience pour éviter de tomber dans le piège de dire que c’est nul comme tout le monde sans réfléchir, je me suis lancé dans cette laborieuse épopée des 4 campagnes du jeu, accompagné de mon pote de toujours pour ce qui est de jouer sur canapé aux jeux coop. Putain, je devrais vraiment remercier Dieu d’avoir un pote aussi compréhensif, le gars, je le fais venir plusieurs fois chez moi pour faire de longues sessions de RE6, et il n’a jamais rien dit, jamais bronché, il ne s’est jamais plaint, tout encaissé malgré les profondes fêlures qu’un tel jeu de merde a pu laisser en lui. Ce type, si j’étais dans le monde du Seigneur des Anneaux, ce serait mon Sam Gamegie le brave, m’aidant à transporter la putain de boîte du jeu dans les flammes du volcan du Mordor.
Faut dire, quand un jeu t’accueille avec un écran titre qui t’agresse direct via une image subliminale de toute beauté (si vous ne connaissez pas, tapez Resident Evil 6 girafe dans Google, vous ne verrez plus jamais un 6), tu sais que tu vas passer un bon moment. J’ai donc eu l’honneur de parcourir ce jeu à deux, et vraiment, ça permet de rendre l’expérience bien plus plaisante et drôle surtout, comme un bon vieux nanard qu’on se mate entre copains.
Je tiens aussi à préciser que j’ai vraiment fait une expérience complète du jeu, parcourant chaque campagne 2 fois voire 3 fois même : une fois avec mon pote, une autre fois parfois pour les emblèmes et farmer un peu de munitions, et une dernière fois en difficulté Sans espoir avec rang S. Oui, vous m’avez bien lu, j’ai tout fait en solo, rang S, dans la pire difficulté, retirant les compétences. Ça a été un terrible calvaire qui m’a fait péter des plombs comme jamais, mais qui m’a permis de vraiment avoir une expérience globale du jeu, pour le meilleur et surtout le pire.
Ça a clairement été un des jeux les plus durs à noter, tant c’est un énorme étron sur nombre d’aspects, mais à côté, il y a vraiment de bonnes idées, comme le Gameplay qui est un des meilleurs de la saga avec un moveset incroyable. Il possède aussi le meilleur mode Mercenaires, donc putain… vraiment pas simple. Pour y voir plus clair, laissez-moi vous présenter le jeu et ses différentes campagnes ensemble, auxquelles j’attribuerai une note à chacune d’elles, pour obtenir de la sorte une note totale… Oui, c’est bien comme ça, allez, c’est parti !
Campagne de Léon : « Je deviendrai un bon jeu quand on sera à la cathédrale, promis »
Premier contact qui partait bien avec cette campagne de Leon, au niveau de l’ambiance. Même si le scénario devient turbo débile dès les premières minutes (Leon qui escorte quelqu’un qui s’est fait mordre dans un ascenseur, mais putain pourquoi Leon tu fais ça ?!), franchement, j’aime bien ce premier contact mine de rien avec le campus. On prend nos marques tranquillement, et même si jamais l’aspect horrifique ne fait pas une seule fois peur sur quasi tout le jeu, j’aime l’ambiance. Pas trop d’ennemis, ils sont simples à appréhender, parfait pour apprécier ce nouveau système de corps à corps, et de même réaliser nos premiers contres très satisfaisants à sortir, surtout quand ceux-ci tuent sur le champ nos agresseurs.
Mais très vite, le premier sourcil se lève, c’est quoi ces dialogues de merde sérieux ? Tu fais quoi Leon à balancer des blagues Marvel merdiques dans tous les sens, putain, toi qui avais tant la classe, ils t’ont fait quoi ? Puis Helena, merde, ils ont réussi à faire une équipière encore plus random que Sheva. Helena n’a aucune âme, et ne fait que répéter qu’elle nous racontera tout ce qu’elle sait une fois rendus à la cathédrale, à tel point que c’est devenu un running gag désormais avec mon pote tellement c’est absurde. Surtout quand on sait qu’il n’y a juste aucune révélation intéressante dans cette foutue cathédrale MERDE !
Donc évoquons d’emblée un des aspects les plus mauvais de ce jeu, le scénario et ses dialogues : c’est vraiment, mais vraiment de la grosse merde. Entre le retour d’Umbrella, un gros méchant mais alors vraiment méchant avec des rires démoniaques et des phrases genre « je vais détruire le monde dans un enfer de haine HAHAHAHA ! », pour moi qui ai lu du Zola, ah ouais quand même ! Puis l’écriture des personnages quoi, Leon qui a perdu tout son charisme avec ses vannes de merde, Ada a des dialogues d’une nullité abyssale, qui sembleraient tout droit sortis d’une fanfic embarrassante écrite par une ado de 13 ans. Et je ne dis pas ça pour être méchant, c’est réellement mon ressenti.
Puis très vite, l’ambiance un peu à l’ancienne que ce premier chapitre essaye d’instaurer part complètement en couille. Survie dans une ville en proie au chaos dans des séquences faisant furieusement penser à un Left 4 Dead au rabais, tant tout y ressemble, jusqu’aux zombies spéciaux genre le hurleur ou le gros porc, qui ne font absolument pas Resident Evil. La fameuse cathédrale avec sa révélation archi osef sur la sœur d’Helena dont on n’a rien à branler, absolument pas impacté par le drame familial car on ne les connaît pas les personnages et qu’on s’en branle. Ensuite on affronte un requin géant, et surtout on affronte Simmons, aka le grand méchant diabolique de ce RE6.
Simmons, c’est simple, je n’ai jamais vu autant de surenchère avec un boss dans un jeu vidéo. Ce FDP, à partir de la fin du chapitre 4 jusqu’à la fin de la campagne, on ne va faire que l’affronter, dans pas moins de 5 phases, toutes plus interminables les unes que les autres. Je n’ai jamais vu autant de « je faisais semblant d’être mort haha ! » à la suite de ma vie, accueillant chacune de ses réapparitions avec un profond soupir d’ennui. Ok, au niveau du scénario c’est justifié si on débloque les documents, mais sérieux quoi, une forme de chien chelou énorme, puis après une forme de T-Rex, puis un autre monstre à quatre pattes, puis après mi-humain mi-flaque de merde, pour enfin finir en un papillon géant. Mais non, va te faire foutre jeu, c’est quoi cette logique ? Clairement, c’est trop, trop d’action, trop d’explosions de partout qui n’en finissent jamais, cette campagne nous a lessivés !
Surtout que sur nombre d’aspects, le jeu n’est pas clair, on a du mal à comprendre parfois ce qu’il attend de nous. Parfois on vide nos chargeurs sur un boss alors qu’il est sans le savoir dans une phase de transition où aucun dégât n’est pris (sur les toits avec Leon qui tient Ada par exemple), la porte à ouvrir avec le laser du gun quand Leon est dans l’eau, ou encore ces phases où le jeu est au ralenti dans lesquelles il faut tirer très vite, mais si le chargeur de ton arme actuelle est vide, tu es totalement niqué. Plein de petites choses ici et là nous ont fait souffler du nez.
Mais le pire, c’est la gestion des munitions, il y en a que bien trop peu, idem pour les soins. On est constamment en manque, je comprends pour le côté survival horror, mais RE6 n’en est définitivement plus un, c’est un jeu d’action comme le 5, donc je n’ai pas compris. On s’est retrouvés à prendre que des perks pour avoir plus de munitions, tant c’est un tanné pour être un minimum confort sur notre équipement.
En ressort de cette campagne un avis plus que mitigé, surtout sur ma tentative en Sans espoir S où j’ai cru devenir fou. Car cette campagne a plein de malfaçons ici et là qui ne pardonnent pas en difficulté max, comme un putain de zombie au sol planqué qui te retire toute ta vie quasiment alors qu’il t’a juste chopé le pied, même pas mordu. Entre ça et les QTE de Simmons qui demandent de réagir en littéralement un quart de seconde, ça a été plus que douloureux comme expérience.
Donc à ce stade, oui clairement, ça ne vaut pas un Resident Evil 5, mais en soi, malgré beaucoup de défauts relevés ici et là, ce n’est pas non plus un énorme bousin. Prions pour la suite !
Note de la campagne : 5/10
Campagne de Chris : Chris aurait mieux fait de continuer à boire
On passe donc à la seconde campagne, qui nous promet les retrouvailles avec Chris qu’on n’attendait pas spécialement, étant déjà le personnage principal du précédent opus. Fini la plantureuse Sheva, celui-ci est désormais flanqué du fidèle Piers, qui, je vous le rassure, est tout autant sans âme qu’une Sheva ou Helena, donc c’est ok, c’est cohérent.
Côté scénario, bon, c’est loin d’être glorieux, mais j’ai su apprécier les petites idées de mise en scène, notamment avec un Chris au début au fond du trou, qui a de quoi nous intriguer et nous poser des questions. C’est audacieux ce fait de faire tout un second chapitre en mode flashback qui revient sur des événements passés pour étoffer la psyché de Chris ainsi que sa profonde rancune envers Ada. D’ailleurs, j’ai bien aimé cette fin qui ramène là où tout a commencé, parfait contraste avec l’introduction. Sinon, tout le reste étant de l’action qui consiste à poursuivre Ada et tomber par miracle sur les autres duos de campagne (oh, quel HASARD, Jake et Sherry qui étaient emprisonnés dans une base secrète qu’on visite, bah ça alors, profitons-en pour les sauver).
Côté Gameplay, c’est une hécatombe clairement. Ah ouais, si c’est le même entre toutes les campagnes hormis les armes et l’interface (j’aime l’idée d’avoir une interface différente, mais elles sont si moches que bof au final), c’est vraiment là que tous les plus grands défauts du jeu ressortent et deviennent flagrants, encore plus en difficulté professionnelle comme nous. Car ici, fini les zombies plutôt classiques, retour à ceux armés comme dans le dernier tiers de RE5, mais en bien plus exacerbé ici. C’est simple, il n’y a plus rien de Resident Evil, il y a des tonnes d’ennemis, snipers et lance-roquettes, tant bien qu’on y joue comme dans un TPS lambda. Et si l’inspiration à Gears of War est évidente, la qualité de l’exécution l’est beaucoup moins.
Reprenez ce que j’ai dit plus haut avec une gestion des munitions trop limitée dans cette fois-ci une campagne full action et tir à distance, déjà, il y a quelque chose qui ne va pas. Ajoutez à ça d’horribles idées de Game Design, comme le fait de faire chuter notre perso en arrière à chaque carré de vie perdu sous le tir ennemi, vous commencez déjà à insulter les mères des développeurs en allemand. Saupoudrez le tout d’un système de couverture le plus catastrophique et merdique de l’histoire, et vous convulsez au sol tel un épileptique. Achevez le tout par un level design d’une pauvreté sans nom avec des respawns abusifs, des cinématiques qui se jouent en plein Gameplay et te redonnent la main pile quand un ennemi finit son attaque sur toi (car ils continuent de jouer et de se rapprocher durant les cutscenes, véridique), et là tu atteins les pires strates de la folie, du genre à acheter des ROMs de Pokémon gratuites sur le net vendues 20 euros par Nintendo.
Et encore, ce n’est pas tout, je pourrais vous parler des changements d’armes merdiques en passant par une liste plutôt que par d’habiles raccourcis comme dans le 5, et surtout le pire : courir qui nous fait faire automatiquement les actions contextuelles genre passer au-dessus d’un obstacle, grimper une échelle à proximité. Je vous jure, avec tout ça, jamais un jeu m’a rendu aussi maboule, m’a autant fait câbler, car je rappelle que j’ai tout refait en difficulté max en visant le meilleur rang après. Je me souviens, j’avais même, pour « le fun », rejoint une partie d’un gars en Sans espoir. C’était sur le chapitre 2 de Leon, et putain, je jouais comme un dieu, pas pris un seul coup jusqu’à la quasi fin, j’étais trop chaud. Et coup sur coup, je me suis pris deux coups qui m’ont tué à cause de cinématiques intrusives qui ont permis à des zombies de me chopper durant le temps où je ne jouais pas. J’ai rage quit et été salé comme jamais. Jeu de merde va !
On a eu ce cas un nombre incalculable de fois avec la campagne de Chris, genre le porte-avions au début avec ce sniper qui te vise durant une cinématique qui se déclenche au pire moment. Bref, on est allés jusqu’au bout, jusqu’au nouveau boss final, Haos, beaucoup moins absurde car il y a que deux phases contrairement à l’enfer Simmons, mais un combat tout autant merdique. En Sans espoir, j’étais carrément à sec de munitions, et le jeu préférait me filer des points de merde dans les caisses plutôt que des balles. Surtout que le boss est mal conçu, car il s’agit de toucher le point faible plutôt que de faire des dégâts. En gros, 5 balles de mitraillette font aussi bien que 5 balles de sniper précieusement gardées. De la grosse merde. À la fin, Piers meurt, tout le monde s’en branle, au moins lui, il réchappe à cet enfer.
Note de la campagne : 3/10
Campagne de Jake : Fan service mal placé
Et on repart pour la troisième campagne, et à chaque fois, on est pleins d’entrain, un nouveau départ, un jeu qui décolle enfin ? Et bien oui, figurez-vous que pour moi, la campagne de Jake et Sherry est clairement ma préférée. J’aime le duo, Jake est vraiment stylé, n’a aucun dialogue malaisant comme ce gros Léon de merde, la petite Sherry a bien grandi et c’est un plaisir de la retrouver, et elle forme un parfait tandem avec Jake, compensant son comportement explosif. Même l’histoire, pour une fois, ça se tient et ça se suit plutôt bien, c’est simple, Jake est immunisé, et Sherry est là pour l’amener en lieu sûr afin de faire rapidement des vaccins. Et si c’est plein d’incohérences, RE6 oblige (le Nemesis qui se TP pour nous suivre, les deux fois où on se fait capturer pour s’en sortir sans problème et bien d’autres…), ça va. C’est du Resident Evil quoi.
Le principal gimmick de la campagne étant l’Ustanak, version à survêt Adidas du Nemesis du 3, celui-ci sera notre ennemi régulier qui ne cessera de nous pourchasser, jusqu’à un combat de boss final avec lui qui, pour une fois, n’en fait pas des caisses, reste amusant sans durer une éternité. Surtout cette phase où il faut lui péter sa gueule au corps à corps avec Jake, juste trop jouissif bordel.
Parlons-en du corps à corps et de tout ce qui s’en suit tant que je parle de ce qu’il y a de bon en ce jeu, car c’est en mon sens le meilleur aspect du jeu, et sûrement de tous les Resident Evil de la saga : toutes les mécaniques de jeu tournant autour de notre mobilité. On a désormais la possibilité avec chaque perso de combattre au corps à corps si on « tire » sans viser, et les actions sont nombreuses. On peut quasiment éviter et contrer tous les coups ennemis (jusqu’à les tuer en un coup avec leurs propres armes, foutrement jouissif) avec une QTE au timing serré mais satisfaisant à maîtriser. On peut courir puis faire un dash pour légèrement étourdir l’ennemi, voire même faire une grosse charge à l’épaule ou un coup sauté plus puissant. Et c’est sans oublier les armes dédiées au corps à corps apportant un tout nouveau moveset, comme les couteaux, la matraque électrique puis surtout les poings de Jake, une arme à part entière. C’est simple, les fucking fist de Jake, c’est mon arme préférée de tout le jeu. On peut faire des pas avant suivis d’un énorme uppercut SA MÈRE, faire des combos très longs et puissants, faire des roulades après attaques, juste incroyable ce qu’ils ont fait.
Hormis Jake qui est un dieu vivant au combat, même les niveaux sont agréables à traverser. Ce n’est pas interminable comme avec Chris à finir, puis on a un peu d’infiltration, une séquence vraiment sympa avec notre évasion de prison dans le chapitre 3 via ce système de jetons à trouver un peu partout. Il y a toujours des loupés, c’est RE6 of course, mais disons que le positif permet de combler ces lacunes. Car oui, le début dans le chapitre 2 dans la neige en zone ouverte est clairement loupé (j’ai pété un câble et j’gesticulais comme un singe sur le passage du verglas !), et les séquences avec l’Ustanak sont loin d’être fulgurantes et d’être au niveau du Nemesis niveau charisme et intensité.
Donc allez, dans l’ensemble, c’est plutôt une bonne campagne, et si tout le jeu était comme celle de Jake… Ah merde, je viens de repenser à ce passage de merde avec la tronçonneuse sur l’eau… Bon allez, on va dire que j’ai oublié ! Je disais, si tout était dans le tenant de la campagne de Jake et Sherry, bien… Ah oui c’est vrai, il y a ce gros passage nul de chez nul en moto là aussi… Bon disons que ça va, ce n’est pas incroyable, même pas au niveau d’un bon chapitre de RE5, mais ça reste plaisant !
Note de la campagne : 6/10
Campagne d’Ada : Ada sous Xanas
L’ultime campagne, la campagne bonus jouable qu’en solo à l’origine, qui, suite à une mise à jour, est jouable dès le début et surtout en coop. Bon, je ne critiquerai pas le fait que la coop est cassée ici, avec l’agent qui ne peut faire aucune interaction ni même ouvrir une porte. Ils ont inséré ce mode coop à la truelle, mais comme c’est un petit bonus d’une mise à jour gratuite, je ne critiquerai pas. Ça a au moins permis de faire aussi cette campagne avec mon pote, afin d’avoir tout le soutien émotionnel pour finir en beauté cette épopée.
Donc cette campagne se la joue un peu comme celle d’Ada dans RE4, avec Ada dans les backstages, évoluant toujours de manière mystérieuse, croisant la route de toutes les autres campagnes à un moment ou un autre et les aidant parfois, car elle est comme ça Ada, la main sur le cœur. En soi, pourquoi pas, le petit bémol étant son scénario catastrophique. Le fait que son clone la contacte et lui signale son existence au tout début n’a juste pas le moindre sens (bordel, même dans les documents bonus du jeu qui parlent de ça, ils sont en mode « personne ne sait pourquoi Carla a fait ça », WTF les scénaristes), la justification pour qu’elle croise chaque route est LUNAIRE, seule la toute fin où elle tue un autre clone fonctionne un peu, avec une Ada pour une fois qui semble affectée et qui fait autre chose que de jouer la meuf mystérieuse.
Car non de dieu, quelle est insupportable cette Ada. Si je disais plus haut que les personnages semblent avoir des dialogues tirés d’une fanfic médiocre, attendez-vous à du lourd avec Ada. Rarement vu un personnage aussi mal écrit, avec des situations aussi gênantes, tant on dirait que c’est une gamine de 9 ans, fan du personnage, qui a entièrement écrit le personnage. Elle essaye constamment de faire des petites remarques, montrant par la même qu’elle est trop stylée, mais dieu que ça ne fonctionne pas et que c’est pathétique. Surtout quand elle est doublée en français par une personne à qui on a VOLÉ SON ÂME. Zéro émotion, on dirait que la doubleuse lit les conseils de cuisson d’un putain de sachet de pâtes Panzani, infernal. Il y a même des phrases qui sont devenues là aussi un running gag pour moi, avec son « Vous êtes un grand malade Simmons », dit avec une telle platitude, que je l’ai sorti en boucle durant tout le reste de cette campagne de qualité. Mention spéciale à la phase où il faut parler dans un micro dans le sous marin, rien que de repenser à la qualité des dialogues, je préfère oublier…
Puis haha, c’est quoi ce téléphone de merde que possède Ada, c’te cube bizarre transparent inutile ? C’est genre le gadget dernier cri trop stylé d’agent secret qui peut tout faire, téléphone, trouver magiquement des clés, mais avec mon pote, on avait beau réfléchir, on ne voyait pas comment ce machin pouvait fonctionner et être pratique à utiliser d’aucune manière. On a eu un énorme fou rire quand, à la fin du jeu, elle le jette au feu pour sortir de sa poche un véritable téléphone à clapet. Bordel, même les scénaristes n’en pouvaient plus de ces conneries.
Sinon, hormis ça, c’est absolument tout le Gameplay qui ne fonctionne pas et qui fait de cette campagne-là plus mauvaise de loin. Les phases d’infiltration qui reviennent par deux fois sont absolument foirées. Entre des ennemis qui te détectent dans leur dos alors que tu fais aucun bruit ou les phases où il faut échapper à un projecteur mais où on n’a aucune idée de comment passer le truc sans s’y louper au moins une fois, une belle merde. Entre ça, on a des phases d’énigmes merdiques comme dans les catacombes (le coup des monstres à empaler, on n’a rien pigé, ils ont fini par buguer à un moment), puis il nous reste des séquences de boss déjà vues ailleurs dans d’autres campagnes, la sœur d’Helena, la tronçonneuse et Simmons, ce fameux grand malade de Simmons. Une purge cette campagne.
Donc j’ai fait tout ça en rang S et difficulté Sans espoir, mine de rien. Un calvaire, le pire challenge de toute la saga. Pas en ce qui concerne la difficulté, car en soi, il n’y a aucun vrai passage hardcore quand j’y pense niveau skill. Mais surtout car le tout est horriblement conçu comme on l’a vu, et c’est une tanné. Par exemple, dans le sous-marin, j’ai parlé de l’infiltration foirée, mais j’ai pas évoqué aussi les monstres abeilles qui sont un pur cauchemar sur la dernière partie, t’attaquant même à travers les murs.
Ça, cumulé aux erreurs de Game Design qui te défoncent ta barre de vie non stop, les QTE cauchemardesques, quel enfer, sincèrement. Rarement je m’étais imposé un défi qui m’a autant énervé, mis en colère, et fait prendre aussi peu de plaisir. Encore heureux qu’on peut gruger le rang S en faisant un ALT + F4 lors d’une mort, même si on doit recommencer toute la section en cours, ça évite tout de même de tourner maboule tout simplement. Bref, j’ai eu mes rangs S ainsi que tous mes emblèmes, super, j’ai pu regarder des documents qui racontent l’histoire que les campagnes ont été incapables de faire, ainsi que des figurines qui, à ce stade, je n’en ai plus rien à branler. Ah si, la figurine de la sœur d’Helena est sympa, on peut voir sa culotte, ça c’est un peu cool.
Et dire qu’ils étaient environ 600 sur la conception du jeu, et pas un seul n’a réussi à faire quelque chose de bien dans tout ça… Et bien presque, on en vient à la petite section bonus !
Note de la campagne : 2/10
Le mode Mercenaire : Celui qui sauve les meubles
Car oui, il reste quoi de bien au final à tirer de toutes ces campagnes de merde, je vous pose la question ? Eh bien le Gameplay. Enlève toutes les erreurs incroyablement frustrantes de Game Design et de Level Design, tout le rythme bâtard et les dialogues de merde de la campagne, et il te reste la seule chose bien du jeu, le Gameplay. Et il y a un mode parfait pour ça et pour l’exploiter qui existe depuis RE3 : le mode Mercenaire.
Car oui, c’est ce qui sauve ce jeu d’un vieux 2/10, croyez-moi, ce mode Mercenaire. Car il est bon, voire même excellent. Déjà comme dit plus haut, car le Gameplay de Resident Evil 6 est le meilleur de la saga selon moi. Je l’ai déjà dit avec tout l’aspect corps à corps grisant à maîtriser, les armes et surtout plein d’autres mouvements et techniques à apprendre. Car comme rien n’est bien fait dans ce jeu, il existe quantité de mécaniques cachées à apprendre sur le tas non expliqué. Sauts en arrière, roulade au sol, tir réflexe très utile qui vise tout seul ou fait un coup unique au CAC, raccourci pour assembler les herbes, recharge de sniper rapide, etc… Le jeu est si complexe qu’il y a tout un guide sur Steam uniquement pour parler des possibilités de Gameplay, allant de débutant à joueur avancé, un délire !
Et le tout fonctionne, même s’il faut un putain de guide pour le savoir. J’aime aussi ce système d’endurance bien pensé, qui empêche de spammer nos meilleures techniques, car toutes consomment de l’endurance. On apprend à la remonter, soit avec un soin, soit rapidement en étant à couvert ou au sol. Le jeu est satisfaisant à apprendre, et dans le mode Mercenaire qui fait que le focus sur le Gameplay et rien d’autre, eh bien c’est trop bien.
Surtout que celui-ci est des plus complets, avec 9 personnages différents, dont 7 qui ont une tenue alternative avec un autre équipement, 10 cartes différentes, c’est copieux. Surtout qu’une chose qu’on ne peut retirer à ce RE6, c’est son bestiaire, bien fourni grâce à ces 4 campagnes interminables. Et le mode Mercenaire en profite pour rendre chaque niveau unique avec ses propres ennemis, tant il peut se le permettre. On a 5 variantes de zombies différentes contre 3 dans RE5, des dizaines de transformations spéciales, et tout autant, voire plus, de mini boss et monstres spéciaux. Ils ont même mis un géant, un énorme boss sur une des maps, bordel, la surprise quand il déboule ! Il y a aussi ces monstres invincibles qui ressuscitent toujours sur une map, qui viennent de plus en plus nombreux, nous forçant à changer de position.
C’est varié, et à deux, ça a été un régal à parcourir avec mon pote. Entre apprendre les contres, les meilleurs spots, trouver les mini boss cachés à débloquer sur chaque map, c’est trop trop bien. On a aussi le système de compétences accessible dans ce mode. Il est aussi disponible dans la campagne, et on peut s’attribuer des bonus passifs avec. Bon, ce n’est pas terrible car, bien qu’il y en ait un paquet, seule une poignée sont efficaces, le reste ne sera jamais utilisé, malgré la pléthore de points que le jeu nous donne pourtant (file-moi des munitions à la place bordel). Ah que j’ai adoré jouer Jake avec la compétence augmentant le corps à corps avec mon pote au sniper, c’était un régal. RE6 oblige, on a toujours des trucs un peu merdiques, des zombies avec lance-roquette qui spawn de nulle part (arrivé à un certain nombre de kills, donc prévisible une seconde fois), le monstre abeille sur une map qui était clairement pas nécessaire, mais hormis ça, c’est top. Ils ont même corrigé le problème de rythme où on perdait des combos à cause du manque d’ennemis dans RE5.
Donc voilà, résultat des courses, faites le mode Mercenaire au final, ce mode annexe est la seule bonne chose de ce jeu et le sauve clairement du naufrage.
Note du mode Mercenaire : 8/10
Donc le tout nous fait une moyenne de 4,8/10, hé pas si mal ! Allez, je suis bon prince, j’arrondis à 5 !
Un budget de plusieurs dizaines de millions de dollars ainsi qu’une équipe de 600 personnes ne suffiront pas à faire de ce Resident Evil 6 autre chose que le plus mauvais opus de la franchise. Si ce n’est pas une énorme chiasse car il est sauvé in extremis par de rares bons moments de certaines campagnes et surtout par son mode Mercenaire génial, cela reste un formidable gâchis, encore plus médiocre que Resident Evil 0, qui a sûrement dû coûter bien moins cher… Et aucune explication dans le jeu sur cette girafe au final, quel mystère…
5/10
C'est
pas
gentil
de vous
moquer
de ma
tête,
c'est
déjà un
miracle
que j'en
ai
retrouvé
une
après
les
folles
expériences
de mon
ancien
maître
Erstam
!
Mon
nouveau
maître,
le
créateur
de ce
site,
m'a
parlé de
ce jeu,
et je
dois
bien
avouer
que ce
jeu
vidéo et
moi, on
a plein
de
choses
en
commun,
je
l'adore
déjà
!
Voyez
plutôt !
Une
expérience
ratée,
où on
peut
déceler
un
potentiel,
mais de
trop
grands
défauts
dans sa
conception
qui
rendent
le
résultat
final
vraiment
médiocre
!