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SKORN OF BANANA



Sommaire de la série God of war



God of War II (9/10)



God of War II

Mais Kratos, calme-toi, bordel !

Genre : Beatem up / Année de sortie : 2007

Publié il y a 10 mois


Je continue mon odyssée destructrice aux côtés de Kratos, après avoir découvert la série avec le premier épisode. Un très bon jeu, mais qui avait cependant un peu vieilli avec ses mécaniques de beat'em all datées, son aspect mythique et visuel un peu moins impressionnant que ce que j'idéalisais de la série, moi qui ne connaissais la saga que de loin. Puis arrive God of War 2, le jeu qui reprend tout le gameplay de son prédécesseur, mais qui pousse cependant toutes les possibilités et les limites de la pauvre PS2 à fond, pour en faire un jeu merveilleusement dopé à l'ambroisie, qui a même l'audace de piétiner la gueule du dieu des dieux, rien que ça !

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Sommaire de la série God of war



God of War II (9/10)




Et pourtant, au début, j'étais dubitatif en commençant le deuxième acte de l'épopée destructrice du divin chauve, car ça avait l'air d'être tout de même une grosse repompe du premier jeu. On se retrouve avec nos bonnes vieilles lames d'Athéna, notre pouvoir de Poséidon abusé (tellement fort que c'était le seul assez fort pour passer ces putains de clones lors du boss final du 1 en difficulté max, souvenez-vous !), nos quelques pouvoirs comme le trident pour nager, le système de grimpette avec ses combats chiants... Mais quand même, les combos sont un peu différents, on découvre les nouvelles mécaniques et rééquilibrages des enchaînements, puis ensuite tout le combat avec le Colosse de Rhodes m'a scotché à l'écran, avec les idées de gameplay et sa mise en scène folle, pulvérisant d'un revers de main l'intro mollassonne avec l'hydre du 1. Puis vient la fin de cette introduction avec la trahison finale de Zeus qui lance l'aventure, une histoire de vengeance, mais cette fois tournée vers le dieu des dieux lui-même, pour une odyssée que l'on imagine déjà encore plus destructrice que la précédente. Autant vous dire qu'à la fin de cette génialissime introduction, j'étais déjà totalement conquis, je savais que ça allait être un putain de jeu... Quoi, oui toi dans le fond, tu veux parler ? Bien, on t'écoute, comme à l'agora, chacun est libre de parler !

-Oui, alors merci. La critique commence bien, et c’est toujours un plaisir de te lire. CEPENDANT, je ne suis pas totalement d’accord quand tu dis que c’est un jeu parfait. Il y a quand même des défauts. Je pense notamment à certains équilibrages un peu bancals, comme Theseus en difficulté Titan, qui est beaucoup trop dur. Pareil pour le passage de la protection du scribe, vraiment pénible. Je dirais aussi que les QTE restent parfois beaucoup trop courts et abusés, ce qui nous fait parfois recommencer des combats injustement. Puis les mécaniques de combat restent assez imprécises, donc dire que le jeu est trop bi…*Se fait interrompre et détruire le crane à plusieurs reprises contre une colonne de l’Agora par un chauve en colère*

Et bien merci de ton intervention, et expliquons pourquoi, God of war 2, c’est très bien, et surement pas autre chose !

Une violence grotesque mais tellement jouissive que ça passe !

Déjà, c’est sur les mécaniques de combat que le jeu m’a le plus agréablement surpris en dépoussiérant la formule de manière très plaisante. Comme je l’ai dit, nous avons droit à une refonte de certains combos, sans jamais vraiment toucher à nos préférés du 1. C’est surtout les moins utilisés de l’époque qui ont été modifiés pour nous inciter à diversifier notre gameplay. L’idée passe surtout par des combos en appuyant sur une touche tout en maintenant la touche L1, ce qui déclenche un enchaînement imparable, puissant mais à double tranchant. Le jeu améliore enfin aussi l'horrible système de contre du 1, où à l’époque, une parade avec le bon timing ne signifiait rien tant les ennemis spammaient leurs coups et rendaient les contres confus. Désormais, avec la toison d’or, on peut déclencher une attaque forte qui rend invulnérable lors du contre, et c’est parfait, surtout qu’on peut renvoyer certaines attaques comme le rayon des méduses désormais. Jouissif ! On a aussi d’autres améliorations, comme le système de rage bien mieux utilisé, qu’on peut désormais déclencher quand on le souhaite, et qui se recharge bien plus rapidement. Ça devient véritablement un élément de gameplay bien plus présent, surtout avec l’arrivée des orbes jaunes qui le rechargent. On a aussi de nouvelles variantes d’armes, au nombre de trois cette fois, bien plus intéressantes que la simple épée du 1. Elles apportent de véritables stratégies alternatives, indispensables même en difficulté maximale. Le marteau, par exemple, est parfait pour infliger des dégâts débilement forts sur des boss (le saint triangle), quant à la lance, elle inflige d’excellents dégâts sur une zone plus large et permet de jouer un peu plus en sécurité (le L1+ rond, une merveille).

Pfff, c'est rien pour Kratos !

Il y a aussi l'arrivée du grapin, qui dynamise nos déplacements, et même les ailes d'Icare qui nous accordent un double saut et qui s'utilisent aussi en combat pour étendre nos combos aériens. Bref, tout est mieux dans ce système de combat, qui, si le jeu n'apporte aucun bouleversement majeur, a été peaufiné et soigné à merveille. On peut aussi noter deux courtes phases à dos de Pégase en début de jeu, très bienvenues pour varier les plaisirs et loin d'être poussives. J'ai également apprécié ces nombreux nouveaux ennemis et les refontes des coups des anciens. Il n'existe pas moins de 45 types d'ennemis et 10 boss dans le jeu ! Oui, j'ai bien dit 10 boss, ça change des 3 du premier jeu rachitique, n'est-ce pas ? Ces nombreux boss changent radicalement le rythme de l'aventure, la rendant bien plus variée avec des combats tous bien différents, et là, on ressent déjà tout l'aspect épique que laisse présager le trois. En partie via ses nombreux combats de boss géniaux à plusieurs phases et de nombreuses superbes chorégraphies durant les QTE, c'est limite des cinématiques niveau qualité d'animations ! D'ailleurs, j'adore toutes ces nouvelles exécutions et mises à mort débilement brutales comme celle de la grosse méduse, celle de Thésée qui se fait éclater la gueule façon Kill Bill dans une porte (quel plaisir quand on y arrive enfin en Titan, putain, je me suis donné à fond sur ce QTE), ou encore contre tous ces dieux comme Icare, Zeus, il y a quelque chose de terriblement grisant et original de jouer un personnage qui défie et encule tous ces dieux si intouchables.

Bien sûr, il reste encore quelques défauts comme ceux indiqués par celui dont les morceaux de cervelle coulent encore le long du pilier à côté de moi. Il est vrai que certains QTE sont plutôt poussifs, comme ceux où il faut matraquer la touche rond, qui sont impossibles à réussir la première fois tant la fenêtre est courte. C'est vrai que ça brise l'action parfois, surtout quand tu perds un combat à cause de ça. Il est vrai aussi que j'ai pété des putains de câbles en difficulté titan sur ce passage du scribe, et qu'il y a toujours des passages un peu poussifs et certains challenges assez bancals sur l'équilibrage (moi et mon envie de 100%, je te jure). Mais même, rien n'entache réellement le plaisir de jeu, puis c'est seulement quand on cherche à pousser les curseurs de difficulté à fond, donc pas dans une première partie car le mode titan se débloque qu'une fois le jeu fini. D'ailleurs, j'ai bien apprécié la difficulté de ce mode titan, notamment avec un combat incroyablement difficile à la toute fin avec les nombreuses vagues de monstres qui nous attaquent sans checkpoint. C'était brutal, mais j'ai adoré. Il faut vraiment maîtriser le gameplay à la perfection pour réussir ce passage, car pas de 'truc' pour le passer, et tant mieux !

Quand le fiston se rebelle contre papa Zeus

L’autre aspect sur lequel le jeu m'a époustouflé, c'est aussi tout simplement dans son aventure, que ce soit à travers le scénario ou les décors que l'on parcourt, tout est bien plus impressionnant, surtout après le 1er qui se passait en majeure partie à Athènes et dans un temple, plutôt redondant. J'en ai déjà parlé, mais l'intro est d'une incroyable efficacité, le Colosse de Rhodes fait maintenant partie de mes combats les plus mémorables de ma vie de joueur. Les décors, que l'on sera amené à visiter par la suite, sont tous aussi grandioses, que ce soit le temple avec ses chevaux de la taille d'une montagne qui tirent une île (oui), tout ce passage génial dans le Tartare où l'on gravite autour d'Atlas (et dedans aussi, car pourquoi pas putain), le temple des sœurs du temps… Bref, il y a quelque chose de plus épique et divin dans les décors que l'on traverse, plus en accord avec la quête divine de Kratos, et ça fonctionne à merveille (sacré de l'Olympe) de dieu.

Un sens de la mise en scène époustouflant

D'ailleurs, le jeu puise encore plus dans toutes les divinités de la mythologie du pays au Kebab, c'est même absurde parfois tant que tout se mélange n'importe comment, mais qu'importe, c'est tellement amusant que ça passe. Un coup tu tombes sur Jason, ou du moins ce qu'il en reste, se faisant bouffer (avec sa toison d'or, BIEN SÛR) par un cerbère, un coup tu croises Icare et tu lui arraches ses ailes, parce que… Parce que Kratos, quoi ! D'ailleurs, ce bon vieux Kratos est toujours aussi énervé que c'en est abusé, bordel, ce n'est pas le genre à avoir écouté des vidéos de Mindset entre les deux jeux, il s'en bat les couilles. Sa quête de vengeance est toujours aussi destructrice, et sa colère l'aveuglera une fois de plus sur le fait qu'il se fasse manipuler par des dieux/titans encore une fois durant cette aventure. Mais sérieusement, que j'ai adoré comment il était énervé, ce Kratos, que j'ai pu rire avec le passage du scribe où tu lui fais lire un bouquin tout en lui éclatant le crâne de temps en temps (bah putain, ça valait le coup de le protéger hein !), jusqu'au summum avec la confrontation finale contre Zeus, incroyable au niveau de la mise en scène et de la brutalité. Là aussi, ce combat et toute la partie finale en partant du Kraen est entré d'office parmi mes fins de jeux vidéo préférées, tant toute cette séquence finale du jeu est prenante et nous laisse sur une note finale laissant un suspense insoutenable, appelant à une suite qui n'arrivera que deux ans plus tard.

La guerre des dieux 2 (oui, ça rend moins bien, on est d’accord) est aussi bluffante techniquement. Déjà que je trouvais que le premier faisait fort niveau artistique, là, c’est encore un cran au-dessus. Techniquement, on croirait presque à de la PS3, grâce à je ne sais quelle prouesse technique. Puis niveau design, ça envoie encore plus. J’adore le design des Titans, le passage chez Atlas qui est époustouflant, ou encore l’aura que dégagent certains lieux titanesques. Aucun doute que l’équipe artistique de Santa Monica Studio y est pour beaucoup dans le charme que le jeu a opéré sur le modeste humain que je suis.

Une gastroscopie, façon Kratos

Pour finir, j’évoquerais aussi les nombreux à-côtés, bonus de fin de jeu, toujours aussi généreux. On retrouve un mode challenge, mais cette fois bien mieux foutu que celui du 1, avec la possibilité de choisir laquelle dans un menu, avec un système de scoring pour débloquer plus ou moins de bonus selon notre rang global, très sympa. Pleins de tenues débiles à débloquer, un mode arène où tu personnalises tout un tas de paramètres comme les stats de Kratos/ennemis présents, bref, il y a de quoi faire en plus de l’aventure, qu’on peut d’ailleurs toujours reparcourir en mode Titan. J’ai tout fait à 100% avec les meilleurs rangs dans chaque défi, fini le jeu en Titan, et franchement, je me suis bien éclaté. Donc, bon, vivement la suite, j’ai envie de dire, surtout avec cette putain de fin !


Un très grand cru, qui corrige une très grande partie des défauts de son ancêtre, puis en bonifiant tous les autres aspects qui fonctionnaient déjà bien, voilà ce que c’est God of War 2. Je ne m’attendais pas à un jeu aussi parfait, je pensais vraiment que la série devenait vraiment incroyable à partir du troisième épisode grâce à la puissance de la PS3, heureux de m’être trompé. Une grande aventure, un gameplay réussi et du très grand spectacle, tout ça en fait un des plus grands jeux de la PS2. Allez zou, direction l’Olympe maintenant !

9/10

visage du gardien de Ultima 7

Dans mon Royaume de Britannia, rares sont les jeux d'une si grande qualité !
Les jeux ayant cette note font partie des préférés du créateur du site (on le surnomme le Gardien, entre nous au château haha...) !
Moi, Lord British, j'ordonne qu'on conserve ce jeu au musée de Britain, parmi les plus grandes reliques du pays !