menu close

SKORN OF BANANA



Sommaire de la série fire emblem



Fire Emblem: Path of Radiance (7/10)



Fire Emblem: Path of Radiance

Ravi de découvrir qu’Ike est aussi vénère que dans Smash Bros !

Genre : Strategie / Année de sortie : 2005

Publié il y a 20 heures


J’avais grande hâte de découvrir cet opus. Car les derniers Fire Emblem ont beau être excellents, entre Three Houses et Fortune’s Weave, faut avouer qu’ils ont gagné tant en complexité et en activités annexes ou imposées, qu’un retour à la bonne vieille formule de temps en temps, ça fait du bien. Les missions s’enchaînent vite, on y est bien comme au coin du feu dans nos chaussons avec cette histoire classique mais étonnamment bien écrite, un plaisir !

bannière

Sommaire de la série fire emblem



Fire Emblem: Path of Radiance (7/10)




Ike le goat

Quiconque ayant joué à un des épisodes GBA ne sera aucunement dépaysé avec ce Path of Radiance. On y retrouve vraiment tout, du gameplay jusqu’au menu, de l’expérience GBA. Le tout est bien évidemment modernisé pour un passage à la 3D et profite du grand écran pour améliorer l’interface, ajouter des cinématiques, mais dans les faits, on est dans un pur prolongement des précédents opus. Et tant mieux j’ai envie de dire, tant les opus GBA font partie de mes meilleurs souvenirs avec la saga !

Je ne rentrerai donc pas trop dans les détails sur le gameplay, pour me concentrer uniquement sur les nouveautés, car il y en a quand même. À commencer par le nouveau cadre, le monde de Tellius, où on sera amené à suivre la destinée d’Ike. Il rejoint la bande de mercenaires dirigée par son père, Greil, un combattant à la réputation légendaire, connu pour être l’un, si ce n’est le plus grand guerrier que le continent ait connu. Le genre de type contre qui tu ne te lances pas dans une bataille de pouce quoi.

Mais Ike n’a pourtant pas à rougir, tant il est pour moi le héros de Fire Emblem le plus charismatique. J’adore sa façon d’être, simple, brut de décoffrage (faut voir ce con comment il s’adresse aux nobles, un régal), on a limite l’impression qu’il est toujours vénère quand il parle, ça change. Puis ce n’est pas un privilégié comme la plupart des héros de la saga, qui sont des princes, élus d’une divinité de mes couilles ou autre. Certes son père est une légende et lui laisse une place dans sa compagnie de mercenaires, mais il ne bénéficiera d’aucun traitement de faveur, et il devra faire ses preuves pour y trouver sa place.

Ike et Titania, ils sont tellement stylé putain

Sa place, il la trouvera dans un scénario d’une étonnante qualité. Pour avoir fait pas mal d’opus de la saga, je peux même dire que c’est quasiment celui que j’ai préféré sur cet aspect (même si Three Houses avait des personnages excellents aussi, je t’aime Dimitri !), tant c’était bien à suivre. Alors on a toujours les classiques, avec des méchants envahisseurs puis une fin avec des dragons ou démons à la con, mais malgré ça, cet opus se démarque pas mal des autres. Les personnages sont vraiment bien écrits en plus d’être charismatiques. On a Ike qui est génial, mais dans la troupe il y a aussi Titania, qui est probablement le personnage féminin le plus stylax de la saga. Il y a aussi le stratège Soren que j’aime beaucoup. Tous deux ont une importance dans notre armée, et Ike et son père ne cesseront de les consulter pour avoir leurs avis, leur demander conseil, etc… C’est vivant, et les autres personnages de la bande interagissent aussi de temps en temps, et ça apporte une véritable cohérence dans notre troupe, jamais vraiment vue à ce niveau auparavant dans la saga (ça se limitait aux deux ou trois principaux la plupart du temps).

Mais j’ai aimé bien d’autres personnages, Volke le voleur, Reyson aka le « danseur » le plus fumé de la saga, Naesala ou encore Jill, une très belle galerie de personnages. J’ai bien aimé aussi tout l’aspect politique du jeu, cohérent, avec les Laguz, une nouvelle race hybride humain, hybride créature possiblement de tout poil ou plume. Ils sont appelés sous-humains dans d’autres royaumes, dont celui d’Ike, malgré les efforts du souverain pour atténuer un racisme tenace. Les préjugés ainsi que le racisme seront d’ailleurs un des cœurs thématiques de cet opus. J’ai grandement apprécié, c’est bien abordé, et cela permet d’avoir un autre pan du scénario en plus de la traditionnelle guerre avec le méchant royaume envahisseur. Même si je dois bien l’avouer, je comprends un peu le racisme de la part des humains, tant les Laguz sont vraiment pas ouf à jouer dans ce Path of Radiance, mais c’est un autre débat !

Un opus qui offre peu de résistance, mais qui se rattrape ailleurs

30 chapitres, pas moins de 30 chapitres à parcourir pour voir la fin de l’histoire, et c’est copieux ma foi. Forcément après avoir fait les derniers opus en difficulté Expert, j’ai été un peu triste de ne pas retrouver celle-ci dans cet opus. Alors quand on recherche un peu, on apprend qu’il y avait bien cette difficulté dans la version japonaise, mais celle-ci était tellement bâclée et mal foutue (des stats ennemies augmentées sans réflexion apparemment), suite à de nombreuses critiques négatifs, elle a sauté dans les versions hors Japon, oups ! Donc j’ai jeté mon dévolu sur le mode difficile, qui ne l’est que de nom, car ce Fire Emblem est réputé à raison pour être un des plus simples de la saga.

En effet, même en difficile, en jouant avec une équipe à terme de 12 personnages avec qui je répartissais un maximum l’expérience, j’étais constamment trop puissant, au-dessus du niveau des ennemis. Surtout que le jeu offre de l’expérience bonus à chaque fin de mission (plus ou moins selon notre efficacité), et on croule sous l’exp, c’est abusé. Surtout que beaucoup de nos unités sont archi broken, fun à utiliser mais surpuissantes. Ah le petit Ike avec son Aether qui OS tout ET qui redonne de la vie ! Sur la dernière map, j’avais divisé mon armée en 3 groupes et Ike était un groupe à lui tout seul. Je l’avais envoyé au milieu de la map avec tous les monstres les plus puissants, boss compris, qui lui tombaient dessus, INCREVABLE. Mais que ce soit Titania, Stefan, Tanith, laisse tomber. Petite mention spéciale à Reyson, un danseur qui dans sa forme animale redonne un tour aux 4 unités autour de lui EN MÊME TEMPS, en plus de soigner ceux à côté de lui, bordel, impossible de faire plus cracké.

Un grand plaisir de retrouver les talents

Donc autant vous dire que voilà, j’ai roulé sur le jeu comme jamais. Je ne me suis pas non plus ennuyé, car déjà d’un, le jeu est vraiment porté par son scénario et ses personnages charismatiques, on a toujours envie d’avancer pour en savoir plus. Ensuite, le jeu a quand même quelques nouveautés dans le gameplay vraiment intéressantes pour moi qui adore peaufiner à fond mon armée pour encore plus défoncer le jeu.

Il y a par exemple la forge qui fait son introduction, avec un PNJ qui peut nous créer une arme par chapitre. On peut faire n’importe quel type d’arme, et à partir d’un matériau (qui se débloque petit à petit), on peut modifier ses stats pour la rendre plus puissante, mais forcément plus chère. Je me retrouvais par exemple sur la fin à créer des haches d’argent avec une précision de fou corrigeant la faiblesse naturelle de ces armes, avec des critiques de malades et des dégâts je ne t’en parle pas. Plus de 15 000 pièces d’or la facture, mais on croule tellement sous l’argent dans ce jeu que ce n’est pas vraiment un souci, tout le monde avait une arme forgée broken à la fin de ma partie !

L’autre truc sympa qui fait son retour, c’est les talents. Chaque unité a ses propres talents lors du recrutement, mais on pourra aussi acquérir des parchemins apprenant d’autres talents, voire même des parchemins occultes, octroyant un talent spécifique à la classe du personnage. Le plus connu est celui d’Ike, qui nous procure l’incroyable Aether, mais il y en a pas mal d’autres intéressants. Celui qui permet de contre-attaquer avant de se faire attaquer est incroyable, celui qui permet de faire deux coups au lieu d’un parfois, génial aussi. Ça apporte un côté gestion vraiment sympa, même si c’est un peu merdique car si on retire un talent, celui-ci est perdu à jamais, un peu con comme système. Mon talent du cœur reste le Naturel de Tanith, qui lui permet d’invoquer jusqu’à 6 pégases alliés et de les diriger. Tout simplement le talent le plus broken de la saga, tant leur capacité à aggro les ennemis bouleverse tout le champ de bataille.

Le jeu propose aussi un système de « Biorythme », dans une tentative clairement loupée de refaire comme un des opus sur la SNES, avec des personnages fatigués qu’on doit remplacer par d’autres. Sauf que dans les faits, on s’en branle, même quand un personnage est en bas de la courbe de son biorythme, l’impact est si insignifiant que je n’y ai pas prêté attention de tout le jeu.

Donc avec tout ça je me suis bien amusé sur les maps bien variées en situations de cet épisode. On retrouve les classiques maps sur un bateau, dans le désert avec pléthore d’objets planqués dans le sable, ou encore les maps dans la brume, etc… Certains chapitres m’ont donné toutefois un peu de fil à retordre en difficile, surtout car je cherchais à accomplir tous les objectifs secondaires. Mais la difficulté provenait surtout du fait qu’on ne savait pas comment le jeu allait réagir à certaines de nos actions. Je pense à certains boss de map avec leurs unités à côté. Un coup sur un chapitre ils ne bougent pas, parfois seuls ceux à côté de lui bougent, parfois le boss t’attaque à vue. C’est un bordel, et j’ai eu des morts parfois juste à cause de règles peu claires.

Le pire étant le chapitre 13, qui a été une horreur pour sauver les deux personnages au début (dont un qui peut se faire OS dès le premier tour sans qu’on ne puisse rien faire si pas de chance, un délire), et pour réussir à récupérer tous les coffres. Car vers la fin, une horde de Laguz volants vient pour voler les coffres, mais comme on en a affronté plein avant, on n’ose pas avancer et les interrompre de peur qu’ils nous attaquent de partout et qu’on se fasse défoncer… Sauf que non, ils n’attaquent jamais, ils prennent que les coffres. PUTAIN, comment je peux le savoir !

Une bonne grosse map de con

Autre passage qui m'a un bien frustré, c'est le boss final : en soi il est bien chaud à vaincre mais pas de souci, j’ai bien aimé le combat ainsi que de trouver la strat efficace pour le gérer, mais c’est son comportement en amont qui ne va pas. Celui-ci surplombe le champ de bataille depuis un balcon, avec le sous-boss et une armée juste en dessous de lui. Je me suis dit naturellement qu’il n’attaquerait jamais à vue, tout dans le game design indique qu’il faut gérer déjà la grosse escouade du sous-boss, pour ensuite passer à lui en ultime combat, avec probablement des renforts autour de lui à notre approche, classique quoi. Sauf que non, le gars avec ses mouvements abusés a sauté sur mon archère à portée et m’a déchiré, la même archère qui se trouvait à l’opposé d’Ike, et comme seul lui peut le toucher, RIP. J’ai recommencé la mission avec ce fait en tête et j’ai pris mon temps, et rebelotte : celui-ci, sans prévenir, au bout de 9 tours, se met à se diriger vers l’unité la plus proche loin de Ike même si rien n’est à portée immédiate, qui une fois encore a dévasté tous mes plans car j’avais aucun moyen de savoir qu’il allait faire ça moi putain.

J’ai dû m’y reprendre à trois fois juste à cause d’un manque clair d’information, et surtout car les développeurs sont des gros sournois avec ce genre de mécaniques bien putes. Après je ne vais pas trop me plaindre, il n’y a plus les renforts qui attaquent au tour même où ils spawnent, et rien que pour ça, un très grand merci.

Mais hormis ces deux trois petits points d’accrochage sur certains soucis de level design (qui ont toujours été là dans les anciens opus en vérité, même en pire parfois), bien je retiens du très bon de cette nouvelle épopée. Ça a été une belle aventure, très fluide et qui s’enchaîne vite, avec un solide scénario et une belle galerie de personnages. Malgré sa difficulté soit trop faible, soit trop cheap, qui a rarement réussi à me proposer un challenge à la hauteur, bien j’en garde un très bon souvenir. C’est bien aussi la simplicité, après une partie de plus de 100 heures sur Three Houses pour en voir le bout, franchement, un Fire Emblem qui va vite, c’est bien aussi !


Une excellente découverte, ravi de découvrir les débuts de la saga d’Ike, incontestablement un des meilleurs opus de la saga. Certains opus brillent par leur level design, parfait challenge, mécaniques de jeu, clairement, on retiendra surtout Path of Radiance pour son scénario et sa galerie de personnages qui sont parmi, si ce n’est les meilleurs de la saga. Et oh joie, il existe une suite à cet opus et aux aventures d’Ike, qui d’après les fans fait encore tout mieux que celui-ci, j’ai hâte !

7/10

visage du gardien de Ultima 7

Hummm, Papa British m'a permis d'arrêter l'étude du Codex de la sagesse ultime (mais qu'est-ce donc que le Codex ?) pour jouer à ce très bon jeu, et j'ai bien apprécié...
Pour le créateur du site (mais qu'est-ce qu'un créateur de site ?), c'est un très bon jeu, mais il lui manque quelque chose pour vraiment faire partie des meilleurs...
Holala, je ne comprends rien à tout ça, puis de toute façon, il faut que je retourne à mes devoirs... Hum, c'est quoi un Paladin ?