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SKORN OF BANANA



Sommaire de la série Jak




Jak 3 (7/10)

Jak 3

Cette fois-ci, c’est la bonne !

Genre : Plateforme / Année de sortie : 2004

Publié il y a 10 jours


Pfiou, quelle purge c’était ce Jak 2 ! Quelle déception, moi qui avais hâte de découvrir cette suite que j’avais loupée durant mon enfance, quelle douche froide ça a été lors de ma découverte du titre en 2024 ! Sûrement une de mes plus grosses déceptions concernant une suite, surtout après la maestria du premier épisode. Mais je suis têtu, j’ai continué à persévérer avec ce Jak 3, encouragé par les conseils d’un pote qui les a tous faits à l’époque (force à lui) qui me disait ‘mais si tu verras, celui-là il corrige tous les défauts du 2 !’… Bien après l’avoir fini, forcé de constater qu’il avait bien raison le salaud !

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Sommaire de la série Jak




Jak 3 (7/10)


Tu prends Jak 2, tu corriges tout ce qui n'allait pas, et tu obtiens Jak 3

Car Jak 3, c’est totalement ça, un Jak 2, mais purgé de tous ses problèmes. Le jeu reprend une très grande partie des assets de son épouvantable prédécesseur (jusqu'aux menus, tous identiques), mais gomme toutes ces lourdeurs pour offrir en quelque sorte une version aboutie de Jak 2. Non mais franchement, merci les développeurs, toujours un plaisir de jouer à vos bêtas tests éclatés du cul, si j'avais su, je serais passé direct au 3 ! Mais plus sérieusement, tout Jak 3 peut se résumer à juste ça : « tout en mieux que le 2, avec des trucs en plus. » Dommage donc pour les FDP du fond comme moi qui auraient bien aimé aussi un petit « tout en mieux que le 1, mais qui ne se finit pas en 5 heures », mais la vie est une pute, que voulez-vous !

Donc oui, fini la circulation infernale dans la ville, celle-ci n’étant d’ailleurs plus le lieu principal de l’aventure, partageant maintenant l'aire de jeu avec un immense désert et sa seconde ville. Plus de système de poursuite non plus, les hommes du baron étant vaincus, on peut tout au plus rigoler un peu en attaquant les forces de l’ordre qui vont répliquer (et aussi les villageois dans la ville du désert, très drôle d’ailleurs de les faire s’entretuer en se cachant derrière un autre pendant qu’un nous allume !), mais voilà, ça se limite à juste le groupe attaqué, finito les poursuites de l’enfer interminable, et dieu merci ! Finie aussi la gestion des ressources insupportable, les munitions et soins sont désormais enfin lâchés aussi par les ennemis, et les caisses sont bien plus présentes, que ce soit durant les niveaux ou même en ville. Finis les allers-retours incessants dans la ville pour aller en quête de la prochaine mission, le tout est bien mieux pensé, et d’ailleurs, la ville est retravaillée, plus petite, mais bien moins grande pour rien, tant mieux ! Au final, on se rend compte que quand les développeurs arrêtent de vouloir singer les GTA maladroitement sans en comprendre les codes, et qu’ils essaient de faire quelque chose de unique, personnel, ça fonctionne tout de suite bien mieux.

Spargus, enfin, on respire !

Et enfin, la difficulté baisse d’un cran, c’était le pire truc du jeu précédent. Et encore, un bien noble mot, « difficulté », je dirais plutôt « jeu mal branlé et ultra frustrant, espèce d’enculé de ta mè…. » quand je repense aux pires moment durant mon aventure dans Jak 2 (qui constitue la moitié du jeu je dirais à la louche). Là, terminé, on a enfin des checkpoints, on a de quoi se soigner, finis les passages de l’enfer hyper frustrants, mal faits et injustes, comme la course contre Errol qui pouvait tourner court si le jeu avait envie de faire apparaître un PNJ planté comme une bite en plein dans un virage. Là non, fini tout ça. Alors oui, le jeu est franchement plus simple, et niveau difficulté, on retrouve le feeling du premier, et c’est un peu dommage car j’adore les jeux difficiles, mais franchement, c’est tellement mieux comme ça. Là au moins, je ne cablais pas devant mon écran à chaque session de jeu, et je prenais un réel plaisir à parcourir les missions, c’est quand même bien mieux.

Jak Max

Le jeu reprend après la fin du deuxième opus, et on sent que les développeurs ne savaient pas trop comment relancer une aventure après avoir défait tous les méchants. Sans trop savoir pourquoi, les Metal Heads sont toujours là, pire encore, ils sont même dans certains quartiers de la ville, et les Grenagards, version robotique, sont toujours présents aussi, à se demander à quoi à servit l’aventure précédente. Le scénario, c’est juste du gros bullshit complet, je ne comprends toujours pas comment et pourquoi Jak et Daxter se font expulser de la ville au début de l’aventure. Errol, mais WTF gros, tu étais clairement mort dans le deuxième en plus d’être un personnage secondaire anecdotique, pourquoi deviens-tu le gros méchant de cet épisode ? Mais bref, on s’en fout, c’est du Jak and Daxter, le tout est prétexte à nous faire partir à l’aventure et à nous faire rire, et c’est bien réussi de ce côté-là. Clairement, j’ai beaucoup rigolé avec ce jeu, bien plus que dans le second épisode. On retrouve le singe/oiseau, toujours aussi drôle (le coup du « Vous étiez où ? J’ai eu le temps de chanter tout le répertoire de Francis Labrêle ! » m’a fumé de rire), le twist à la fin avec les ‘précurseurs’ m’a aussi beaucoup fait rire (le coup des futes qui scandalise Daxter, j’ai adoré ce délire), surtout dans sa mise en scène ! Franchement, ça ne se prend jamais au sérieux, on rigole bien, et tant mieux, quelle bouffée d’air frais après l’ambiance faussement dark du second opus.

Le jeu a aussi le bon goût de nous apporter un tout nouveau terrain de jeu, la petite cité de Spargus, accompagnée de son grand désert. Si la cité se parcourt très rapidement et que le fait de se déplacer à dos d’oiseau apporte un peu de variété (aucun véhicule ici), c’est surtout le désert, immense zone ouverte, explorable via un buggy, qui est vraiment LA nouveauté de cet opus. Cette nouvelle zone vient parfaitement contrebalancer l’étroitesse d’Abriville, avec un terrain de jeu très vaste. Il y aura plusieurs buggys à débloquer en jeu, soit via des missions, soit via les secrets, et c’est vraiment sympa d’aller y faire un tour. Bon certes, en dehors des missions et objectifs secondaires, on n’a rien à y faire (aucuns orbes cachés par exemple), et CERTES, certains buggys ont une maniabilité… disons douteuse pour être poli, mais ça reste cool comme nouveauté. On y trouve pas mal de mini-jeux sympas ici et là, comme les nombreuses annexes qu’on connaît déjà comme les courses de l’anneau et devoir trouver un objet (trouvable aussi dans les villes), mais aussi d’autres objectifs plus sympas. Certains, ça va être de tuer un maximum de maraudeurs, des courses (bon courage, l’or de la deuxième, c’est autant la merde que pour les courses du 2 !), ou encore des défis stupides comme faire le saut le plus long possible, assez rigolo à faire. Une bonne variété de gameplay donc, et si la maniabilité n’est pas des plus incroyables, cette nouvelle grande zone explorable avec son buggy préféré est franchement un bon ajout.

Ah bah la ça de la gueule pour une transformation !

Puis, arrivé à un moment dans l’aventure, c’est l’heure de retourner à Abriville, un très bon moment, qui nous fait découvrir tout de même une très grande surface de jeu, cumulé au désert ! La nouvelle Abriville a grandement évolué depuis l’épisode précédent, beaucoup de quartiers sont en guerre et ont grandement été altérés, la zone d’espace vert à gauche est par exemple devenue un nouveau nid à Metal Heads après leur invasion à la fin du deux, le bidonville sur l’eau au nord de la ville est devenu un quartier futuriste franchement joli, bref, vous avez compris l’idée. Surtout, le game design est bien plus réussi. Ça regorge désormais de petits secrets à droite à gauche, avec de nombreux orbes planqués dans la ville, et j’ai pris bien du plaisir à en dénicher certains. Parfois, tu es poussé à utiliser le JET board sur des rails improvisés, parfois il faut fouiner derrière le décor, c’est vraiment cool. Certains secrets sont d’ailleurs super bien planqués, je me souviens de ceux tout en haut dans la zone du port, ou encore ceux sur les toits des bâtiments de Spargus, ce que j’ai pu mettre comme temps pour trouver comment les atteindre, persuadé qu’il me manquait un upgrade. C’est bien ça, ça c’est du bon level design, on a réellement envie de fouiner dans la ville, et non pas juste de rusher à mort pour atteindre la prochaine mission, ça permet de donner de l’identité aux différents lieux, la chose qui manqué à Abriville dans le deuxième jeu. J’ai surtout adoré le moment du jeu où nous avons des missions à accomplir dans Abriville ET dans le désert, on est libre de varier les ambiances selon nos envies, et ça fonctionne parfaitement.

Le tir ricoché de l’arme jaune, on en parle de ce truc pété ?

Niveau gameplay, le jeu reste dans la pure lignée du second opus, avec quelques ajouts principalement. On retrouve les mêmes armes qu’avant, avec cependant la très bonne surprise d’avoir deux nouveaux modes de tir alternatif pour chacune d’elles, ce qui fait douze armes différentes tout de même. Alors oui, le tir ricoché de l’arme jaune est ULTRA ABUSÉ, clairement, il inhale tout dans le jeu, tout le temps. Mais voilà, il ne faut pas se limiter à cette arme broken (qu’on obtient super tôt en plus, wtf), j’en vois beaucoup qui se limitent à cette arme ou se plaignent qu’elle est trop forte. Faut arrêter les gars, moi, cela ne m’a pas posé de problème, je me suis amusé à varier constamment en jouant un peu avec toutes mes armes aléatoirement, en passant à une autre après quelques tirs. Ça, combiné avec les différents pouvoirs de l’éco que j’utilisais régulièrement, je me suis franchement bien amusé sur les séquences d’action, et le fait d’avoir une difficulté bien moins débile m’a permis de vraiment faire le con et de bien rigoler avec les armes les plus bizarres. Dédicace aux deux tirs spéciaux de l’arme violette, avec son tir bien rigolo qui met tout le monde en apesanteur, ou encore son FUCKING MISSILE NUCLÉAIRE, qui détruit tout à l’écran !

Les très nouveau joli quartier de Abriville

Du côté de l’éco noir aussi c’est mieux, la barre se recharge bien plus vite et la transformation s’utilise quand on veut et pas seulement quand la charge est pleine, ce qui la rend beaucoup plus intéressante et fluide, surtout avec le nouveau pouvoir qui envoie une grosse boule d’énergie, très cool à utiliser. On a aussi l’éco lumineux avec la nouvelle transformation qui va avec, qui se concentre sur le soutien, avec un précieux sort de soin, un sort de bouclier ou encore de ralentissement du temps, qui s’utilisent tous très bien durant les séquences d’action. Donc comme on le voit, c’est tout en plus avec cet épisode, mais ça marche vraiment bien, tant cela apporte de la variété durant les combats. On retrouve même le JET board, bien utilisé quelques fois durant les missions, sans jamais que cela soit redondant ou trop poussif. Certains pourrait finalement surtout reprocher au jeu de trop varier ses séquences de jeu, au point même qu’on a parfois l’impression d’être dans un party game, tant les missions avec des gameplays alternatifs se succèdent, notamment dans le désert. Mais faut pas bouder son plaisir, il reste de nombreuses missions classiques avec de la plateforme et de l’action, qui fonctionnent très bien ici, bien mieux que dans le second opus en tout cas. Surtout toute la succession de missions qui s’enchaîne jusqu’à notre arrivée à Abriville, j’ai trouvé cette séquence parfaite, qu’on retrouve dans le même esprit à la fin du jeu aussi. Dans ces moments-là, le jeu nous prend dans une succession de missions, et force est de constater que cette variété dans le gameplay fonctionne à merveille durant ces passages, et j’y ai pris souvent beaucoup de plaisir, là où je pensais râler devant un trop-plein de gameplays secondaires.

Pour finir, j’évoquerais aussi les secrets, bien mieux incorporés dans le jeu ici. Désormais, les orbes sont bien plus intéressants, car ils permettent d’acheter de nombreuses améliorations d’équipement, telles celles des armes, qui passent uniquement par ce menu désormais (genre plus de dégâts, plus de munitions, etc.). On y débloquera même de nouveaux buggys, voir aussi des bonus vraiment chouettes, comme le JET board ultra rapide dans le désert (tellement bien), ou encore le boost infini avec les buggys (ce que j’ai pu me marrer avec ça, en faisant des sauts improbables sur des rampes improvisées à pleine balle !). On a même des bonus en dehors du jeu vraiment cool, comme cette galerie de personnages, permettant de regarder le modèle 3D des personnages du premier jeu, vraiment sympa !


Et bah putain, enfin je l’ai eu ma bonne suite de Jak and Daxter, fallait juste bien chercher ! Corrigeant tous les défauts et lourdeurs du second opus, ce troisième et dernier épisode de la série Jak and Daxter réussit enfin à faire fonctionner cette nouvelle formule entamée avec Jak 2, ça manquait surtout d’un gros coup de polish au final. J’ai aussi bien apprécié toutes les nouveautés, que ce soit via les nouveaux équipements et pouvoirs, ou encore le nouveau terrain de jeu, qui est un plaisir à découvrir, tout en préservant l’ancienne Abriville, bien plus digeste à explorer. Et si le premier restera mon opus préféré, je peux au moins finir cette saga sur une bonne note, ouf !

7/10

visage du gardien de Ultima 7

Hummm, Papa British m'a permis d'arrêter l'étude du Codex de la sagesse ultime (mais qu'est-ce donc que le Codex ?) pour jouer à ce très bon jeu, et j'ai bien apprécié...
Pour le créateur du site (mais qu'est-ce qu'un créateur de site ?), c'est un très bon jeu, mais il lui manque quelque chose pour vraiment faire partie des meilleurs...
Holala, je ne comprends rien à tout ça, puis de toute façon, il faut que je retourne à mes devoirs... Hum, c'est quoi un Paladin ?