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Sommaire de la série space quest



Space Quest II: Vohaul's Revenge (7/10)

Space Quest II: Vohaul's Revenge

Ça c’est un jeu avec un méchant au plan VRAIMENT maléfique

Genre : Aventure / Année de sortie : 1987

Publié il y a 14 heures


Space Quest 1 était un jeu sympathique. Pendant science-fiction de King’s Quest, on y vivait une grande aventure loufoque aux côtés de Roger Wilco, le concierge qui, suite à un enchaînement absurde de péripéties, se retrouvait à sauver la galaxie. Le petit plus étant le ton constamment décalé et une bonne dose d’humour, apportant un charme certain à cette nouvelle saga. Cette suite, sans grande surprise, fait tout pareil, ni mieux ni moins bien, tout pareil !

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Sommaire de la série space quest



Space Quest II: Vohaul's Revenge (7/10)


Dans l’espace, personne ne vous entendra serpiller

On retrouve donc notre grand héros sauveur de la galaxie en train de… bien nettoyer le sol d’une énorme station spatiale, il y a des choses qui ne changent pas visiblement ! Très vite, il se fait capturer par le grand méchant de cette nouvelle histoire, le vil Vohaul, créateur du générateur d’étoiles détruit dans le premier opus. Pour se venger, il envoie notre triste sire pourrir au fin fond d’une mine en tant qu’esclave, tandis qu’il envahira le monde avec une armée de clones de vendeurs d’assurance afin de le mener à sa destruction. Alors ça, faut avouer, je ne m’attendais pas à un tel plan, et force est de constater que ça change d’un empire qui détruit des planètes et opprime des peuples !

Le tout est très bien raconté dans le manuel, avec une plutôt longue BD nous rappelant avec humour les événements du premier opus, ainsi que le point de départ de cette nouvelle aventure. Clairement, j’ai adoré cette BD, c’est bien dessiné, drôle et rempli de petits détails qui tourne en dérision la SF comme ce Macdo de l’espace, ou encore avec un chasseur TIE de Star Wars. Le tout a beaucoup de charme, et c’est accompagné, sur la première page, d’annonces et de fausses pubs tirées d’un journal. J’adore ce genre de petits détails, Infocom le faisait déjà parfois avec certains de leurs jeux, et c’est un parfait point d’entrée pour se lancer dans ces jeux d’aventure qui n’ont pas forcément des mieux vieilli.

Idem lors du début du jeu, celui-ci débute avec de vraies cinématiques, un vrai gap techniquement, et on commence enfin à évoluer du côté du jeu d’aventure, ça fait plaisir (grâce à Sierra, Infocom lui, en est encore aux jeux textuels…). Même côté graphique, j’ai trouvé le jeu bien plus fin, mieux dessiné, on quitte vraiment cet aspect jeu fait sous Paint typique des débuts de Sierra. Bon par contre, côté sono, on repassera, le jeu étant toujours, dans sa majorité, plongé dans le silence, hormis pour nous envoyer des sons stridents de temps en temps, bof.

Et après, que dire de plus, tant cette nouvelle aventure reste similaire en tout point à la première. Bien qu’on parcoure de tout nouveaux décors et qu’on profite de nouvelles énigmes, le jeu ne subit aucune évolution en termes de gameplay, et pour ceux qui, comme moi, ont joué aux autres jeux estampillés « Quest » de Sierra, ce n’est qu’une nouvelle aventure de plus, la surprise en moins, car on connaît désormais l’originalité de cet univers.

Le grand méchant à tête de gland qui voila

Difficile à dire donc si j’ai plus apprécié cet opus que le précédent, tant tout y est identique, autant pour les défauts que pour les qualités. En commençant par une qualité, il est toujours agréable de parcourir les différents décors, comme la station spatiale, la grotte, la forêt ou encore le dangereux vaisseau de Vohaul himself, c'est toujours autant un voyage. On est toujours sur une aventure linéaire, entendez par là que vous serez confrontés aux mêmes défauts de game design que dans la précédente aventure, avec des objets manquables définitivement en cas d’oubli (oh c’est trop con, tu n’as pas pensé à ramasser ce petit pixel gris moche qui était une pierre, trop bête).

Ça commence à grandement me fatiguer ces conneries de game design. J’avais de la patience avec les premiers jeux d’aventure, mais merde, on n’est plus à la préhistoire du jeu vidéo là, 1987, ça serait bien que les jeux d’aventure deviennent enfin bien conçus et faisables sans un guide de merde payant à côté (peut-être que Maniac Mansion de LucasArts, sorti la même année, corrige ce problème, je croise les doigts !). Mais bon, j’ai l’habitude désormais, je progresse par « chapitre », et avec une soluce + le Cluebook à côté, je regarde à chaque fin de chapitre ce que j’ai manqué, mal fait, et je recommence, en laissant un max de sauvegardes un peu partout pour éviter le plus possible de repartir loin. Et ouais, je suis rodé maintenant avec tous ces jeux de cons.

D’ailleurs, petit détail qui m’a fait sourire, à la fin du Cluebook (vendu par Sierra évidemment), il y a toute une page avec tous les autres Cluebooks de leurs jeux. Il suffisait de les cocher, de mettre les infos de sa carte bancaire et d’envoyer le tout par courrier. Putain, pas folle la guêpe, surtout que sur celui de Space Quest 2, tu peux déjà commander celui de la suite, Space Quest 3 ! Les mecs ont tout prévu quoi, ils connaissent bien leur business, à se demander parfois si ce n’est pas l’éditeur qui leur dit de faire exprès d’y glisser des trucs infaisables dans chacun de leurs jeux.

Quand le jeu se speedrun en 5 minutes, tu sais que ça va être court

Et qu’en est-il des énigmes et puzzles alors, qui font tout le sel des jeux d’aventure ? Eh bien idem, c’est la même merde. Voire pire, Space Quest 2 ayant la réputation d’être le jeu le plus mal conç… Pardon, je voulais dire, il a la réputation d’être le jeu le plus difficile de la saga, ça promet. Et clairement, c’est dur car le jeu manque tout simplement de finesse dans l’exécution de ses différents puzzles. Que ce soit cette énigme où il faut foutre le feu pour activer le système d’eau anti incendie, mais que rien ne nous le signale, pas même un « LOOK », bordel, va deviner quoi ! Alors oui, on a des petits pixels gris de merde au plafond ainsi que la commande précise « LOOK CEILING », mais ça ne marche pas, car durant tout le jeu, la commande LOOK seul a toujours indiqué avec quoi interagir, mais pas là.

Le pire passage étant notamment le début du jeu, je n’ai vraiment pas aimé la jungle hostile. C’est une accumulation de tout ce que peut mal faire un jeu Sierra regroupé en un seul endroit : un labyrinthe horrible à traverser où chaque contact avec une racine te tue (bon courage avec le système de déplacement, ils ont fait encore pire que les escaliers de King’s Quest), les sorties d’écrans peu lisibles, plein d’objets planqués trop facilement manquables (la pierre brillante sous l’eau, pas mal ça) et des énigmes tordues… Vraiment, un très mauvais début en la matière !

Je pense qu'il faut aller à gauche ici

Mais il y a aussi de bons passages, et en général, franchement, après le passage de la forêt, j’ai trouvé le jeu bien plus plaisant dans sa progression. Le début de la grotte a une énigme vraiment redoutable mais bien pensée et assez drôle, tellement c’est fourbe. En gros, un type nous dit de « dire le mot pour sortir d’ici », et en anglais, c’est tourné d’une manière à ce qu’on pense qu’il faut dire le mot sortir, LEAVE. Mais non, il faut dire « dire le mot » (SAY THE WORD), c’est bien trouvé ! S’ensuit toute une séquence purement labyrinthique mais agréable à parcourir dans les cavernes de la planète, et ensuite une infiltration assez sympa sur un vaisseau (RIP si tu n’as pas pris le sifflet cela dit).

Et franchement, rien à dire sur la dernière partie du jeu dans le vaisseau de Vohaul, je l’ai vraiment appréciée, surtout que celle-ci n’utilise que des objets trouvables dans le vaisseau, donc pas de coup de pute avec l’objet du début qui est demandé à la toute fin. C’est une zone plutôt vaste à explorer, et c’était amusant, entre ces drôles de toilettes pour aliens (j’aime bien l’urinoir à multiples trous, ça m’intrigue vraiment sur l’anatomie des extraterrestres de cet univers…) ou encore ce terrible alien échappé de prison qui veut nous faire un gros bisou sur la bouche, c’est rigolo. Puis toute la séquence avec le gros méchant où on se retrouve miniaturisé est originale et simple au niveau des énigmes, rien de tordu, que c’est plaisant quand c’est faisable. Donc hormis le coup de l’incendie qui se trouve dans ce niveau, franchement ça va !

En sus de ça, l’humour du jeu original fait toujours autant mouche. Que ce soit avec les trèèèès nombreuses morts stupides qu’on peut connaître, avec parfois des descriptions vraiment drôles, ou tout simplement via des interactions un brin stupides, il se dégage un véritable charme de cet univers parodique de SF que je prendrai plaisir à continuer de découvrir avec ses suites, c’est certain.

Par contre, côté durée de vie, purée que c’est court. Le premier l’était déjà, mais j’ai trouvé ce second opus encore plus court. Voyez plutôt, on a la très très courte intro sur la station spatiale, la forêt ainsi que le vaisseau de Vohaul, puis entre les deux, le passage de la grotte… Et puis c’est tout. J’ai été surpris d’avoir fini le jeu aussi rapidement. Alors certes, la durée de vie va vers l’infini et au-delà sans aucun guide, mais tant qu’ils n’auront pas corrigé les problèmes de game design ainsi que certaines énigmes beaucoup trop perchées, je préfère continuer avec mon petit guide à côté si ça ne vous dérange pas, hein.


Un bon petit jeu d’aventure Sierra, sans coup d’éclat ni révolution pour le genre. Il poursuit l’épopée de ce brave Roger, toujours aussi plaisante à suivre. On ne déroge cependant pas aux défauts inhérents aux jeux d’aventure de l’époque, comme certaines énigmes bien pénibles et une durée de vie extrêmement courte. Malgré tout, hâte de connaître la suite de cette aventure spatiale !

7/10

visage du gardien de Ultima 7

Hummm, Papa British m'a permis d'arrêter l'étude du Codex de la sagesse ultime (mais qu'est-ce donc que le Codex ?) pour jouer à ce très bon jeu, et j'ai bien apprécié...
Pour le créateur du site (mais qu'est-ce qu'un créateur de site ?), c'est un très bon jeu, mais il lui manque quelque chose pour vraiment faire partie des meilleurs...
Holala, je ne comprends rien à tout ça, puis de toute façon, il faut que je retourne à mes devoirs... Hum, c'est quoi un Paladin ?