Mario et Luigi : Voyage au centre de Bowser
Le jeu qui m’a fait adorer ce crétin de Bowser
Genre : JRPG / Année de sortie : 2009
Publié il y a 11 heures
Je suis ravie d’avoir enfin parcouru l’aventure que propose ce Voyage au centre de Bowser. Et oui, j’avais fait les deux premiers opus il y a fort longtemps, puis j’avais un peu délaissé cette saga. Mais j’avais tellement entendu du bien de ce troisième opus, qui est cité quasi unanimement comme le meilleur de la saga, le pinacle. Mais je dois avouer que la désillusion a été grande pour moi tant j’ai été déçue de… Nan je déconne, ce jeu est incroyable, et le meilleur RPG Nintendo tout court.
Sommaire de la série mario et luigi
Mario et Luigi : Voyage au centre de Bowser (8/10)
Tiens, Peach a encore une fois changé l’intérieur de son château !
Et pourtant, ce n’était pas forcément gagné au début de mon aventure. On sait ce que c’est les RPG Mario, que ce soit la saga des Paper ou celle ci, il faut toujours un certain temps pour mettre le pied à l’étrier et que ça décolle enfin, aussi bien niveau exploration que combat. J’ai donc, sur mes premières heures, émis quelques réserves, tant le jeu est linéaire, nous fait parcourir de gros niveaux assez redondants au niveau des combats (super, affronter 20 fois le même monstre avec seulement deux attaques, un brin relou), voire même pas très intéressants avec les premiers décors en 2D dans Bowser. Puis niveau tutoriel, fiou, ce que le jeu prend par la main. Ah ils ont vraiment peur qu’on pige pas un truc, même le petit mini jeu qui va durer 2 minutes, limite tu as un tuto plus long que lui avant (celui de la carotte par exemple). Ouais, franchement, j’aimais bien au début, mais je commençais déjà à me préparer à l’idée que ça n’allait pas être si ouf.
Puis au bout de quelques heures, Mario et Luigi, par un twist, peuvent enfin aller et venir entre le corps de Bowser et l’extérieur, et à ce moment précis, c’est bon, la grande aventure commence. Le jeu s’ouvre alors, Bowser a le monde entier comme terrain de jeu, on peut l’explorer à l’envie sous un autre angle avec les frères, on a plein de petites quêtes annexes comme les boules du marché, les petits pois qui font leurs retours planqués de partout, et des redoutables mini jeux à perfectionner ici et là. Pareil côté combat, on a beaucoup plus d’options, que ce soit en équipement ou en attaques pour varier les approches, puis les ennemis aussi deviennent plus variés, plus intéressants dans leurs attaques. Clairement, à partir de là, c’est passé d’un Mario et Luigi sympa comme le second, à un excellent jeu pour moi.
Car je suis content de retrouver ce côté ouvert, que j’avais tant apprécié dans le premier opus, et tant regretté dans le second opus (au secours cette aventure linéaire). Alors on n’a pas comme dans le 1 cette quête d’un artefact qui nous laissait un peu le choix de l’ordre de récupération, mais on a tout le monde extérieur à découvrir avec les frères Mario à l’envie, à retourner dans tous les sens pour y dénicher pléthore de secrets qui étaient inaccessibles à Bowser, c’est trop trop bien. C’est un très bon game design tout simplement, et je reste impressionné par cette dualité entre l’exploration d’une région par Bowser et ensuite les moustachus. Ça fonctionne à merveille, et on n’a pas l’impression de parcourir deux fois la même zone, tant les plombiers y apportent des nouveautés.
Puis j’ai beaucoup aimé aussi tout ce monde secondaire qui se passe à l’intérieur du corps de Bowser. Alors un peu dommage, j’aurais aimé un peu plus de folie, plus de gags relatifs à la personnalité de Bowser, je sais pas, genre un parc d’attractions à son effigie faisant référence à son égo surdimensionné, ou des vannes sur sa relation avec la princesse Peach, des lieux avec un peu plus de personnalité quoi. Là, c’est souvent au final des zones assez originales, où tu sens que tu voyages vraiment dans un corps certes un peu chelou, mais ça manque un peu de folie. Puis hé, ça a changé l’intérieur du corps de Bowser depuis le combat final dans le 1, elles sont passées où les flammes et tout ?! Le truc sympa par contre, c’est tous les petits mini jeux où les deux bro peuvent aider Bowser en stimulant des parties de son corps, c’était une bonne idée.
Bowser le GOAT
Côté scénario et écriture, jamais je n’aurais pensé dire ça d’un jeu Mario un jour, mais qu’est ce que c’était excellent ! Pourtant, on est toujours dans la même lignée que les deux anciens opus, avec toujours plein de gags un peu idiots et des personnages pas bien malins, mais clairement, ça a été l’opus qui m’a le plus fait rire. J’aime bien Chippi, la nouvelle acolyte de Mario et Luigi, qui échange beaucoup avec Bowser. Celle ci n’a pas sa langue dans sa poche, et c’est un très bon nouveau personnage de la saga. Pareil avec le monsieur en forme de bloc, il interagit peu dans le jeu, mais j’ai adoré ses dialogues vraiment trop couillons avec Bowser, trop cool lui aussi. Puis Bowser, le grandiose Bowser, c’est clairement la star de ce nouvel opus, en devenant le troisième héros de cette épopée. Et dieu qu’il est con, bourrin, mais surtout très drôle et vraiment attachant même. C’était absolument génial d’y suivre pour une fois SON aventure, car clairement, les deux frères sont plutôt en retrait, et c’était une excellente idée.
Tain, il y a tellement de passages idiots qui m’ont bien fait rire n’empêche. Je repense à ce passage où Bowser se fait gaver par les sbires de Gracowitz, ces marchands Toad qui limite t’insultent de clochard si tu n’as pas un rang assez élevé, ce moment où Bowser devient géant devant des conducteurs de train qui se moquaient de lui un instant plus tôt… C’est plein de gags variés et inventifs, c’était très rafraîchissant, clairement l’opus qui m’a le plus fait rire pour ma part.
C’était drôle, bien écrit, j’ai vraiment pris un grand plaisir à suivre toute cette intrigue absurde, comme jamais auparavant dans un RPG Nintendo. Car c’est aussi un charme qui est propre à cette saga, on ne sait jamais dans quel sens ça va partir, on va sans cesse de surprise en surprise, c’est un bazar constant, encore plus avec les deux groupes de personnages, mais ça tient étonnamment parfaitement la route. Mention spéciale aussi à Gracowitz, dans le rôle du grand méchant, qui a suivi une assez incroyable évolution au sein de la série. Il aurait été le sbire du grand méchant dans le premier opus, il aurait été un personnage secret planqué dans le château de Peach dans le second le temps de mettre son plan en marche, et ici, il revient sur le devant de la scène, avec une méthode redoutable qui lui permettra de conquérir le Royaume Champignon.
Et en soi, le scénario reste simpliste avec cette histoire de l’Astre Noir maléfique que Gracowitz va vouloir exploiter pour conquérir le royaume, mais c’était là aussi bien conté, intéressant à suivre. Puis l’idée de faire évoluer les deux frères dans le corps de Bowser apporte beaucoup de fraîcheur à la formule, qui en avait bien besoin.
Puis autre chose qui fonctionne bien, les musiques ! Je n’avais jamais relevé celles des anciens opus, elles font le taf, mais on les retient pas, des musiques de RPG lambda en somme. Là, je les ai trouvées excellentes, j’ai aimé en écouter plusieurs, surtout qu’elles ont cette sonorité typique de la DS, notamment des jeux Pokémon de cette génération. Vraiment, on a l’impression que c’est l’équipe de Game Freak de la période DS qui a fait les musiques de cet opus. Que ce soit la musique du boss de fin (Ah, donc elle vient de là cette musique de Smash Bros !), ou encore les variantes des musiques dans le corps de Bowser qui diffèrent selon où se trouve le roi Koopa, l’OST est d’une grande qualité.
Puis le système de combat y est aussi vraiment très bon. Un peu peur aussi au début, faut laisser le temps au jeu de débloquer des options, d’avoir plus de places d’équipement, mais là aussi, j’ai constaté que le système de combat est l’un des meilleurs de la saga. Excellente idée d’avoir deux groupes bien distincts, avec Bowser qui a son propre gameplay et des pouvoirs exploitant le tactile, tandis que les deux frères reprennent le gameplay plus classique, avec des pouvoirs basés sur le timing et la réaction. C’est de plus brillamment exploité, avec des combats où Bowser peut inspirer certains monstres à l’écran, pour poursuivre le combat avec les frères qui combattent les créatures inspirées, idée géniale j’ai trouvé.
Puis niveau challenge, même si le jeu est simple, il nous laisse comme pour le second toujours le choix sur nos équipements pour renforcer le challenge. On peut tout à fait remplir nos slots d’équipement sans y choisir de salopette, ce qui nous laisse avec une défense très basse, rendant tout de suite le jeu plus complexe, bien challengeant. Mais on peut aussi toujours avoir des équipements borderline, style plus de dégâts avec peu de vie, dégâts subis et donnés augmentés, bref, il y a de quoi faire, et le jeu peut devenir vraiment difficile si on veut faire le chaud de ce côté. Tant bien même que pour le challenge annexe ultime, j’ai dû revoir mon build et jouer plus défensivement, tant c’était trop difficile. Donc parfait challenge modulaire selon notre build, j’adore cette idée.
Donc, c’est un tout ce Voyage au centre de Bowser, il y a vraiment tout qui y est trop trop bien, que ce soit l’action, l’exploration ou l’aventure en elle-même. Mais avant de passer à la conclusion, parlons un peu du 100 %, sans aucun doute le plus copieux jusqu’à présent…
Le 100 % qui devient subitement hardcore… Putain je signe !
Le 100 %, clairement, je ne pensais pas qu’un RPG Mario me donnerait tant de fil à retordre pour y arriver. Bien sûr, on avait le donjon des 100 dans le Mario Paper sur GameCube qui était étonnamment retors, mais franchement, je n’en ai jamais autant bavé qu’avec cet opus. Laissons de côté la quête des petits pois, celle du marché ou encore le mini jeu des puzzles, parlons plutôt des défis de vrais bonshommes.
Et quoi de mieux qu’une zone nommée la Halle des défis pour contenir tout ce contenu annexe me direz-vous ? Accessible dès le début du jeu, celle-ci obtiendra au fil de l’aventure de nouveaux challenges, et dieu que c’est chaud. On a une arène où il faudra affronter 6 boss de l’aventure en version X, un color swap avec des statistiques bien plus hautes, mais pas que ! Les timings et des variantes de leurs attaques font leur apparition, voire des mouvements inédits ! Genre le boss qui ressemble à une poubelle peut mettre dans sa forme X un des frères dans une des petites poubelles derrière lui, jamais vu dans le jeu de base ! Plein de bonnes surprises donc, on se contente pas juste de refaire les mêmes combats, il y a une vraie plus value, et un bon petit challenge mine de rien si on y va plus tôt que le niveau recommandé.
Mais le gros défi sera celui du Rang 7, avec un boss rush où il faudra affronter toutes les versions X, avec un Bowser X inédit à la toute fin, ultra brutal. Bowser gagnera ici des moves inédites qu’il aura débloqués durant l’aventure depuis son dernier combat de l’histoire, et purée que c’est costaud ! La boule des Maskass, jamais réussi à l’éviter tant le timing est fou, je me concentrais plutôt sur le fait de rediriger les dégâts que de les éviter. L’attaque de Goomba au secours, celle de Bowser géant, c’est violent aussi… Bref, toutes ces attaques en fait ! Un très gros challenge pour le coup, qui m’a demandé de revoir mon build trop agressif, qui ne tenait pas la durée en termes de ressources vu qu’il faut enchaîner 7 boss. Mais un super challenge, j’adore ça les gros boss annexes bien hardcore, et clairement, une belle surprise.
Seul petit défaut, le jeu recommande le niveau 50 pour ce combat, et clairement, il faut être dans ces eaux-là pour avoir une chance, sauf qu’à la fin du jeu, on n’est même pas au niveau 40 ! Donc oui, va falloir farmer de l’XP à la fin dans un RPG Mario, inédit ! Et clairement, c’était une plaie. Il y a bien une zone vers laquelle le jeu nous renvoie pour farmer de l’XP, mais que c’est leeeeeent. Clairement, j’étais sur émulateur, et j’ai utilisé un code Action Replay pour avoir 9999 XP à chaque combat pour cette phase de farm, et même avec ça et l’avance rapide, c’était long et pénible. Les pauvres gamins sur DS à l’époque, ils ont dû y passer des heures !
L’autre énorme challenge, c’est tous les mini jeux où il faut obtenir les rangs A partout, afin d’avoir une belle récompense avec une pièce d’équipement très puissante. Alors là clairement, j’ai pas compris pourquoi les développeurs ont fait un truc aussi hardcore. En gros, le jeu va nous demander de réutiliser nos pouvoirs de combat et faire un maximum de points sans erreur, et le rang A demande tellement de points, c’est de l’abus. Genre tu arrives péniblement à 150 points dans un mini jeu, tu te dis non là ça devient trop dur je ne ferais pas plus, bah le rang A est à 250 genre, de la folie. Il y a peut être un ou deux mini jeux un peu plus simples et honnêtes, le reste c’est fou.
Avec Mario et Luigi, celui de la carapace mon dieu ! Celui du ressort aussi, j’ai bien pleuré, et je ne te parle même pas des fenêtres. Surtout qu’on n’a pas le droit à la moindre erreur avec eux, c’était tellement difficile. Mais j’ai réussi, et pour le coup, la récompense est belle donc ça va. Haha, j’ai même fait le bloc 99, une belle purge totalement optionnelle (sert à doubler nos pièces mais bon…), hyper hardcore là aussi, mais je m’y suis buté comme un putain d’autiste jusqu’à y réussir.
Mais le pire, c’est que Bowser aussi peut faire des mini jeux utilisant ses pouvoirs à l’écran tactile à certains endroits, et même merde, rang A absurde mais cette fois ci, le droit à deux erreurs. Ça changera rien, tant ceux ci sont bien plus difficiles. Mon dieu le mini jeu des Goombas, plus de 250 clics précis à faire sur des Goombas qui filent à travers l’écran hyper vite… Bah oui à la souris comme je suis sur émulateur, et clairement c’est bien plus chaud qu’au stylet ! J’ai dû y passer bien deux heures je crois sur celui-là. Celui de la carapace est très dur aussi, mais au moins la souris ne pose pas de problème.
Par contre, je n’ai pas pu faire celui des Bob Omb sans save state. Tout simplement car ça demande une réactivité et une précision impossibles à la souris, faut vraiment faire au stylet là, ça se sent, donc j’ai été obligé de « tricher » pour celui là, dommage. Pareil pour les Kamek, impossible là aussi de faire à la souris des tracés aussi précis et aussi rapidement, donc j’ai écourté là aussi avec des save states. Je déteste ça, mais là avec une souris, j’avais clairement une version hardcore d’un mini jeu ultra hardcore, ça va aller quoi.
Donc un sacré morceau ce 100 %, qui finit de rendre ce jeu incroyablement complet et d’en faire une de mes plus belles expériences de RPG made in Nintendo. Reprenant le meilleur de la saga avec le monde plutôt vaste du premier et la richesse du système de combat du second, on a là un des meilleurs jeux de la DS pour moi. Heureux de constater qu’il n’a clairement pas usurpé sa réputation.
8/10
Un jeu formidable
qui m'inspire, j'en ai d'ailleurs écrit une chanson
épique que je chante parfois à la taverne de Jhelom
!
Bien que le créateur de ce site (qui semblerait
venir du même monde que l'Avatar d'après les
légendes) ne place pas ce jeu parmi ses plus grands
coups de cœur, il y a tout de même passé un
excellent moment !
Au passage, êtes-vous au courant que j'ouvre une
nouvelle boutique d'archeries à Buccaneer's Den, en
face des bains ?