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SKORN OF BANANA



Sommaire de la série Cyberpunk


Cyberpunk 2077 (9/10)


Cyberpunk 2077

Bonne nuit Valérie, c'était vraiment une belle journée

Genre : CRPG / Année de sortie : 2020

Publié il y a 20 jours


Enfin je découvre ce monument du RPG. Pour moi, qui suis un très grand passionné du genre, il m'aura fallu plus de trois ans pour m'y mettre. Un peu refroidi par la réception critique et le chaos technique du jeu, je l'avais laissé de côté, en lui laissant le temps de mûrir, à la limite de l’oublier. Puis j'ai entendu parler de l'extension, et je me suis dit que quand elle sortirait, ça sera la bonne, je pourrais m'y mettre. Trois ans plus tard, après une mise à jour intitulée sobrement 2.0 (ça veut tout dire) et après avoir eu droit à une des meilleures extensions de l'histoire du jeu vidéo, je découvre ce titre. Et sans surprise, je me suis pris une sacrée claque !

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Sommaire de la série Cyberpunk


Cyberpunk 2077 (9/10)



HEEELLOOOOOOOOOO NIGHT CITY

Je ne baserai donc pas mon avis sur ce qu’a pu être le jeu en 2020. Je ne fais pas partie des joueurs qui l’ont connu à l’époque, donc je ne juge que cette nouvelle monture qui est arrivée fin 2023, qui, je le sais, retravaille quasiment tous les aspects du gameplay du jeu, en plus d’ajouter quelques nouveautés bien senties. Le seul truc que je connaissais avant de me lancer, c’était le personnage de Johnny Silverhand, inmanquable tant il transpire la classe, et aussi Night City, citée comme une des villes les plus immersives du jeu vidéo. Et en effet, rarement je me suis senti aussi immergé dans un univers. Rapture c’était déjà quelque chose à l’époque, mais pouvoir visiter une si gigantesque ville futuriste, avec ses nombreux quartiers différents, dont certains s’étendent sur plusieurs étages, ça file le vertige. Le vertige, déjà car j’ai trouvé cette ville magnifique, mais aussi par le niveau de détail, qui est tout simplement du jamais vu. Night City, c’est tout à fait ce type décor de ville fictive que tu vois en guise de fond dans n’importe quel jeu ou film, que tu rêverais de pouvoir explorer de fond en comble. Dans Cyberpunk 2077, ce rêve devient possible.

Puis pour moi qui adore l’exploration et qui visite tout de fond en comble (165 heures de jeu pour avoir tout fait, extension incluse, pour te donner un ordre d’idée), ça a été une expérience fascinante. Tout le gameplay est pensé pour pousser l’immersion à son paroxysme dans cet univers fascinant. Vue à la première personne, radios qu’on peut écouter à pied ou en voiture (que des musiques faites exprès pour le jeu avec des artistes indé, ce truc de fou ! Ponpon Shit, à jamais dans mon cœur !), possibilité de prendre le train aérien, coup de fil de nos potes qui peuvent arriver à tout moment durant une de nos balades, balade qui peut avoir lieu au volant d’une de nos voitures achetées (j’ai adoré ma petite C3 du futur au début quand je n’avais pas un rond), rarement une ville et une ambiance ont eu une telle emprise sur moi. Je me rappelle encore de cette session de jeu où j’avais décidé sans bût précis, d’explorer le Glen lors d’une soirée pluvieuse (avec le path tracing et les reflets sur l’eau, effet wahou garanti), au bord d’une de mes voitures de course. Et voilà que durant ma promenade, passe à la radio du jeu ‘So It Goes’, une superbe balade sur Morro Rock Radio. Première fois que j’entendais cette musique, ça m’a mis dans un mood si agréable, là j’ai eu le déclic :je me sentais à Night City comme à la maison.

ça va être dur de faire mieux que ça !

Autant dire que le jeu a déjà marqué beaucoup de points rien qu’avec ça. Bon, on sent parfois que certaines parties de la carte sont un peu vides, que souvent, à part faire du NCPD et des contrats un poil répétitifs, certains endroits sont assez peu exploités par le jeu, mais qu’importe, tant cette ville immense a été passionnante à explorer. Je crois bien avoir découvert la moindre rue et la moindre ruelle, tant j’ai adoré tout parcourir et ne voulais pas y louper une miette, conscient de la chance que j'avais d’explorer une ville vidéoludique si unique. On aura parfois des petites récompenses pour notre curiosités, comme une scène un peu planquée qui a mal tourné, avec un message à lire sur un des cadavres, nous permettant de comprendre ce qui s’est passé. Parfois, on va tomber sur des bornes d’arcade, avec cet improbable remake de Doom dans la peau de Silverhand, ou encore ce runner, où on joue le cheval de Geralt, qui lui-même court après d’ailleurs ! Ça fourmille tant de détails qui nous immerge, et puis, si tu n’en peux plus de cet univers étouffant, les Badlands te tendent les bras. Un immense désert, un peu vide certes, mais qui est un parfait contraste à Night City. Et sii tu veux en savoir plus sur cet univers, libre à toi de parcourir l’immense base de données du jeu, remplie d’informations sur tout le lore de Cyberpunk, pour des longues sessions de lecture (oui, j’ai tout lu car je suis taré).

Tut Tut, fils de pute !

Mais Cyberpunk, c’est aussi une histoire avant tout. Et là, ayant fait tous les jeux de CD Projekt, je savais que je n’allais pas être déçu. C’est simple, j’adore les écrivains de ce studio. C’est mature, sombre, violent, le tout diablement bien écrit, un peu teinté d’humour noir parfois, c’est à 100% ce que j’adore. Eh bien, aucune déception en effet. La quête principale est passionnante à vivre, tout le premier acte avec l’hôtel est magistral, ainsi que tout ce qui va suivre. Chaque acte aura ses propres personnages principaux qui vont graviter autour de V, et qui continuerons de vivre même une fois leurs chapitres terminés, via des quêtes secondaires, et chacun d’eux sont grandement charismatique. Allez, à la limite, la partie avec un certain garde du corps asiatique est peut-être la plus faible à cause de son personnage un peu plus difficile à cerner et antipathique (qui m’a toutefois bien fait rire ce con, à ne pas savoir se servir de son téléphone !), mais même lui, je l’ai bien aimé. Judy, Panam, et bien sûr, le grand et merveilleux Johnny, ce ne sont pas des personnages que je risque d’oublier de sitôt. À la manière d’un Garrus ou Liara, certains vont rester longtemps dans un coin de ma tête. De plus, l’excellent choix de game design de nous faire vivre cette aventure à la première personne apporte une immersion folle au titre, limite inédite, tant la mise en scène va savoir en profiter pour donner de la vie aux personnages.

Prend soin de tes amis, et il te le rendront bien...

Et le mieux dans tout ça, comme dit plus haut, certains personnages majeurs de l’intrigue, une fois leur participation terminée à celle-ci, auront pour la plupart tous une chaîne de quêtes secondaires à suivre. Certaines sont même du niveau de la quête principale en termes de mise en scène et en émotion. Cela permet de garder les protagonistes principaux actifs durant tout le jeu, car les développeurs ont eu la géniale idée de nous proposer les quêtes de façon immersive, avec souvent un temps d’attente plus ou moins aléatoire (environ 1 h de jeu), où le personnage nous appellera ou nous enverra des messages soit pour juste parler, ou alors pour faire progresser sa propre intrigue via une rdv, une nouvelle quête donc. Ce n’est donc pas ce genre de jeu où tu peux enchaîner les quêtes comme bon te semble. Même dans la quête principale, tu vas parfois devoir attendre, de telle façon que tu seras habilement poussé à t’intéresser aux autres aspects du jeu. Peut-être que tu iras errer avec plaisir dans la ville faire un des nombreux objectifs secondaires du jeu, ou encore, faire une de ses quêtes annexes, pour suivre, va savoir, une que tu viens justement d'obtenir via un coup de fil. J’ai vu que certains n’aimaient pas cette idée de devoir parfois attendre avant de recevoir la suite d’un fil narratif. J’ai trouvé pour ma part que c’était une idée brillante, et qui renforce d’autant plus l’immersion.

De plus, certaines quêtes secondaires sont parfois purement déconnectées de l’intrigue principale, et vont nous faire découvrir d’autres personnages, parfois très bien écrits aussi. J’ai tout particulièrement en tête la série de quêtes avec le couple des Peralez, juste incroyable, qui doit faire partie de mes meilleurs souvenirs du jeu. Toute l’intrigue avec River aussi, personnage génial, qui m’a bien scotché avec son intrigue digne d’un Seven. C’est un peu une des forces majeures de ce Cyberpunk : le jeu arrive à continuellement te surprendre. Tu te balades, hop, un coup de fil de Judy qui t’empresse de la rejoindre. Allez, changement de plan, c’est parti pour une nouvelle aventure. Le meilleur exemple pour illustrer ça, c’est cette quête secondaire qui semble pourtant tout basique de loin (aider un type à se venger via un contrat d’un Fixer), qui au bout de 10 minutes va prendre une tournure improbable (je parle de la quête avec Joshua pour ceux qui l’ont faite), pour devenir une des quêtes les plus glauques et dérangeantes que j’ai pu faire dans un jeu vidéo. D’ailleurs, certaines quêtes, une fois finies, profitent encore d’un suivi remarquable, que ce soit par le personnage de la quête qui va continuer à t’envoyer plusieurs messages sur le long terme, ou encore via d’autres détails (je me rappelle de ce PNJ sauvé lors d’un contrat, que j’ai retrouvé à bosser chez un charcudoc plus tard !). Les développeurs ont su donner une impression de vie non pas seulement à la ville, mais aussi à tous ses personnages qui la font vivre.

... Oui, bon, Jhonny, c'est un peu plus compliqué ! Mais je l'aime aussi ce couillon !

Donc oui, pas de soucis, les grands artistes du studio sont toujours là, et l’écriture est un pur régal. Toute la partie finale du jeu ne m’a pas non plus laissé indifférent. Même si la fin de l’extension que j’avais faite juste avant hantait encore mon esprit tant elle m’a marquée, avoir celle de l’intrigue principale juste après, putain, deux fois, coup sur coup, je me suis mangé dans les dents ce qui est pour moi les fins les plus marquantes de ma vie de joueur. Tout en finesse, tout est parfait, que de l’émotion. Il y en a plusieurs en plus, certaines sont particulièrement douce-amère (aucune n’est pleinement satisfaisante), et comme dit un certain personnage dans le jeu « parfois, les meilleurs choix sont souvent les plus amers », moi je changerais cette phrase pour dire « les meilleures fins sont les plus amères ». Bref, je n’irais pas plus loin pour ne pas spoiler, mais bordel que j’ai adoré.

Et si j’ai tant aimé cette fin, c’est déjà parce qu’elle est bien écrite, mais aussi surtout parce que j’étais profondément triste de quitter tous ces personnages avec qui on a tissé des liens forts émotionnellement. Et si je ne suis pas particulièrement adepte des romances dans les RPG, car je les trouve souvent un peu forcées, ici ce n’est pas le cas, bien au contraire, ça renforce notre lien avec les personnages du jeu. Pour ma part, j’ai eu une relation avec Judy, et là aussi, l’écriture fait mouche, tant la quête « pour conclure » de chaque romance potentielle est géniale à vivre, que cela découle sur une aventure ou pas. Juste dommage qu'on ne voie pas plus notre conjoint le restant de l’intrigue, mais cela aurait été impossible pour des raisons techniques. Le jeu profite tout de même d’un excellent suivi, avec notre romance qui va tout de même envoyer de très nombreux messages à V, et j’ai été sur le cul à quel point ceux-ci sont réalistes ! Pour ma part avec Judy, c’était si crédible, qu'on aurait dit que c’était une personne réelle qui m’écrivait parfois, avec les petits smileys, private jokes et tout ! On peut même faire des petits RDV amoureux plutôt mignons dans un de nos appartements (très bonne nouveauté de l’ultime mise à jour), remplis de petites interactions romantiques avec notre conjoint, juste tellement bien ! D’ailleurs, notre conjoint n’est pas oublié pour le grand final, pour toujours plus d’émotion ! Eh bien, avec tout ça, je ne peux que dire bravo à CD Projekt. Un peu à la manière d’un Mass Effect en son temps, je crois qu’on a atteint un nouveau palier de qualité en matière de narration dans un RPG.

Un Gameplay 2.0 de très bon goût

 

Bon, alors du côté de l’univers et de l’immersion, ok, c’est top. L’écriture et le scénario, là aussi, c’est la crème de la crème. Il ne reste alors plus que le Gameplay pour que tout soit parfait. Et ouf, c’est réussi là aussi ! Alors je ne sais pas comment c’était à l’époque, mais je sais que la version 2.0 a bien chamboulé l’arbre des talents et retravaillé certains aspects. Toujours est-il qu’en l’état, c’est excellent à jouer. Et il y en a pour tous les goûts, que ce soit le côté bourrin avec armes lourdes, corps à corps avec sabre, implants des bras tranchants ou autres, il y en a pour tout le monde. On peut même se faire un build ‘magie’ via les piratages rapides, genre je te redémarre tes yeux bioniques, je prends le contrôle de la tourelle et tout. Et on peut carrément retirer cet aspect piratage du jeu si on n’en veut pas, pour le remplacer par une capacité secondaire très utile, ce qui était mon cas. Les sensations de shoot sont tout à fait correctes pour un RPG (Oui je pense à toi Fallout 4), et n'ont même rien à envier aux FPS en général. J’ai pour ma part joué une V furtive, et je me suis éclaté avec.

Comme toujours avec ce genre de Gameplay furtif, c’est toujours plus compliqué au début (surtout que je l’ai fait en très difficile, moi et mon gros zizi, tout ça tout ça), mais je suis devenu surpuissant sur la fin. Couteau de lancer, un revolver silencieux (oui, merci l’extension) et sniper silencieux (là, merci tout simplement Panam), c’était royal, et avec un mix du build agilité qui me permettait d’aller de plus super vite + l’implant qui me permettait de ralentir le temps, c’était grisant à jouer. J’ai pris un pied monstre dans certaines gunfights, alors que je n’attendais pas particulièrement le jeu sur ce terrain-là, une excellente surprise donc. Mais à ce que j’ai compris, tous les builds deviennent surpuissants sur la fin, donc faites-vous plaisir ! Sur la toute fin, je me suis d’ailleurs amusé avec une nouveauté de la 2.0, qui met en place un vrai système de poursuite de police à la GTA (les bonnes vieilles étoiles !), qui vient remplacer, à ce que j’ai compris, un système de police bien pourri de l’ancienne version. Enfin bref, là, c’est trop cool, et quand on a l’indice de recherche au max, on a même la légendaire Max-Tac qui nous attaque, via un groupe de mini-boss ! C’est clairement un délire, avec une trentaine de flics à l’écran, le Max-Tac surpuissant au milieu, mais je me suis bien marré durant certaines courses-poursuites folles !

Le Gameplay furtif dans toute sa splendeur

Le système de personnalisation est aussi très bon en dehors de l’arbre des talents et des armements, car on peut aussi personnaliser tous nos implants. Comme j’avais monté l’arbre de talents associé, j’avais une V modifiée de partout, mais avec qui j’ai bien pu m’amuser à tuner au max. Certains bonus sont super forts, comme une seconde chance si notre vie atteint zéro, ralentissement quand on se fait repérer, un double saut, et bien d’autres. Il y a vraiment de quoi faire pour personnaliser notre expérience de ce côté, et j’ai bien aussi apprécié l’idée que notre armure se gère uniquement via les implants, nous laissant libres de porter la tenue que l’on souhaite, afin d’éviter un personnage qui ne ressemble à rien, ce qui briserait l’immersion (même si on est à la première personne, on voit quand même notre personnage dans les menus !).

Donc voilà pour ma critique de Cyberpunk. Le jeu est incroyable, et avec son extension, il a probablement été une de mes expériences les plus marquante en ce qui concerne un RPG 3D. Pourquoi 9 alors dans ma note ? Simplement parce que la perfection s’appelle Phantom Liberty, et que c’est le nom de l’extension, pas du jeu de base. Mais aussi parce que le jeu a beau être incroyable, il y a quelques menus défauts qui l’empêchent d’atteindre la perfection. Car hormis son excellente écriture, l’intrigue principale nous implique peu, et malgré qu’on en prend plein la vue, on a peu souvent le choix sur le déroulement des événements. Et quand on a le la possibilité de faire un choix, mise à part pour la fin et les romances, cela est souvent insignifiant. Dommage pour un RPG donc, le fait d’avoir des choix impactant lors de moments cruciaux est souvent attendu pour un RPG de ce calibre, et Cyberpunk a un peu loupé ce coche malheureusement. On pourra citer aussi des activités annexes comme les interventions du NCPD (il doit y en avoir 300 de ces merdes), les contrats de fixeurs et les cyberpsychos, qui sont d’un cran en dessous de tout le reste et qui font un peu remplissage, à part quelques rares exceptions (notamment du côté des contrats où il y a de rares et bonnes surprises). Mais bon, c’est souvent comme ça avec les meilleurs jeux, la moindre imperfection, la plus infime qui soit, devient toujours bien plus flagrante…

 

Puis merde, je garde la note parfaite pour l’extension !


Enfin, j’ai rattrapé mon retard, et je me suis enfin résolu à découvrir Night City ! Une merveilleuse découverte, sublimée par une version 2.0 qui corrige la plupart des défauts que pouvait contenir le jeu de base, pour une aventure magistrale, qui m’a scotché sans souci durant 160 heures dans les ruelles crasseuses de Night City. Je mets un 9 au jeu, mais si vous le faites avec l’extension, c’est sans aucun doute un 10, doublé d’un des meilleurs RPG de tous les temps.

9/10

visage du gardien de Ultima 7

Dans mon Royaume de Britannia, rares sont les jeux d'une si grande qualité !
Les jeux ayant cette note font partie des préférés du créateur du site (on le surnomme le Gardien, entre nous au château haha...) !
Moi, Lord British, j'ordonne qu'on conserve ce jeu au musée de Britain, parmi les plus grandes reliques du pays !