Burnout 2: Point of Impact
Un des meilleurs jeux de course arcade que j’ai faits
Genre : Course / Année de sortie : 2002
Publié il y a 6 heures
Ce Burnout 2, ça a été une expérience incroyable. On peut déjà dire ça depuis ma découverte avec le premier opus, là où je m’attendais à un petit jeu sympa, limite médiocre, la série n’étant devenue populaire que véritablement avec le troisième opus. Et pourtant, j’avais passé un très chouette moment sur le premier. Là, c’est juste un des meilleurs jeux de course arcade à l’ancienne que j’ai faits de ma vie de joueur, rien que ça.
Ce Burnout 2, ça a été une expérience incroyable. On peut déjà dire ça depuis ma découverte avec le premier opus, là où je m’attendais à un petit jeu sympa, limite médiocre, la série n’étant devenue populaire que véritablement avec le troisième opus. Et pourtant, j’avais passé un très chouette moment sur le premier. Là, c’est juste un des meilleurs jeux de course arcade à l’ancienne que j’ai faits de ma vie de joueur, rien que ça.
Le premier jeu majeur de la saga
On sent qu’avec ce second opus, ça devient sérieux. Je ne le savais pas lors de l’écriture de ma première critique, mais j’ai appris sur le tard que le premier Burnout était surtout un jeu de commande servant de démo, car il est produit par une boîte à l’origine du moteur graphique RenderWare, et ce Burnout devait démontrer en autre, les performances de celui-ci. C’était un excellent moteur graphique pour l’époque, parfait pour des jeux ayant besoin d’afficher de grands environnements urbains tout en gérant le « streaming » des zones alentour à la volée (charger et décharger ce qu’il faut pour économiser des ressources). Vous avez forcément joué à un jeu l’utilisant à l’ère PS2, car les trois GTA sur PS2 l’ont utilisé à l’époque afin de gérer une immense ville sans chargement, pour une véritable prouesse technique en son temps.
Quand on connaît l’existence de ce moteur, Tout les choix de Gameplay pour ce premier Burnout tombe sous le sens. Un jeu de course rapide, avec plein de voitures sur le tracé pour démontrer que le moteur en a sous le capot, un système de boost pour montrer qu’il tient la route même à haute vitesse, et un système de collision visuellement très réussi pour un effet waouh.
Burnout premier du nom, c’était ça donc. Un jeu pour illustrer la puissance du moteur, enfin en partie. On comprend mieux avec du recul le faible contenu du jeu, c’était un jeu assez rapidement développé pour répondre à un besoin. Mais quelle bonne surprise donc de voir débouler Burnout 2 quand on connaît cette histoire. Visiblement, la démo nommée Burnout avait dû avoir son petit succès pour repartir ainsi sur une suite.
Et là attention, clairement, on n’est plus sur une démo. Cette fois c’est bon, il y a du budget qui a été lâché. Finalement, ce second opus est le véritable premier jeu de la série pour moi, tant il met une branlée sur tous les points à son aîné.
Graphiquement déjà, c’est une claque. Même aujourd’hui, ça reste particulièrement agréable à l’oeil. Les graphismes sont fins et, ayant la possibilité de conduire des bolides encore plus rapides que précédemment, il est impressionnant de ne jamais voir le jeu broncher une seule fois. Le tout à 60 FPS constants, avec des chargements de plus très rapides. Les types de Criterion Games sont des putains de magiciens, surtout quand on parle de la PS2, une console à l’architecture technique réputée cauchemardesque à programmer.
Bon bon, la technique c’est bien beau, mais il est temps de parler du reste. Le jeu nous accueille désormais sur une interface bien plus jolie. Là aussi on sent qu’il y a plus de budget. Pareil côté musiques, elles ne sont pas incroyables, loin d’être au niveau de celles du 3 avec son lecteur MP3 EA iconique, mais bon, elles font le taf. Surtout qu’il y a un petit effet que j’adore, avec les musiques qui gagnent en intensité durant le boost, ce qui est incroyablement jouissif.
"BON C’EST QUAND QUE TU PARLES VROUM VROUM PUTAIN !"
Oh c’est beau Jacky, j’y viens, toi qui aimes le tuning, je pensais que parler technique, ça te ferait plaisir !
Le jeu a l’originalité de nous faire commencer sur des petites épreuves en mode « auto-école » avec la petite voiture qui va bien. Très bon ajout, et ça me parle. Ça me rappelle Gran Turismo 4 que j’avais adoré avec ses permis à passer. Là c’est un peu le même principe même si c’est très rapide. On fait seulement une poignée d’épreuves nous apprenant toutes les subtilités du système de jeu, le tout noté avec des médailles. Si l’or est acquis partout, à vous la joie de débloquer la voiture de l’auto-école pour le reste du jeu ! Ne rigolez pas, au début du jeu, c’est juste le meilleur véhicule du jeu de loin ! En tout cas j’aime ce petit mode d’introduction. C’est un tuto très bien incorporé au sein du jeu, et qui a le mérite d’être expéditif.
Faire ce petit tuto a permis de reprendre en main ce gameplay si agréable de la série. Et si on ne constate aucune véritable nouveauté dans le gameplay par rapport à l’ancien opus, le tout a profité d’un très beau coup de polish, pour une maniabilité et des sensations de conduite grandement supérieures. Alors si on creuse un peu, il y a bien une nouveauté, les départs rapides, un peu à la Mario Kart. Ici, accélérer, freiner une fois durant l’accélération pour faire patiner les pneus, puis relâcher un court instant avec le départ avec un certain timing, octroie un beau gain de vitesse. Oui ça l’air compliqué dit comme ça, mais manette en main, promis, c’est très facile à faire, et un bon ajout pour partir direct à pleine vitesse.
En principal grande amélioration dans le gameplay, la barre de boost devient beaucoup plus présente et grisante à utiliser. On a toujours ce truc de devoir attendre qu’elle se remplisse pour pouvoir l’utiliser, mais celle-ci se remplit énormément plus vite qu’avant. On sera donc amené à l’utiliser bien plus souvent, et autre effet Kiss cool, on pourra bien plus facilement enchaîner les Burnouts sur quasiment tous les circuits avec de la maîtrise. Pour rappel, les Burnouts, c’est le fait de vider entièrement un boost sans arrêt, nous récompensant d’office avec la moitié d’une barre de boost. Mais comme durant la consommation du boost, on continue aussi de remplir la prochaine barre avec nos actions à risque (toujours les mêmes, frôler les véhicules, sens inverse, dérapages, tours parfaits et même sauts ici), on peut enchaîner les Burnouts avec des Burnout X2, X4. Je suis même allé jusqu’à un Burnout X10 voire plus une fois !
C’est juste incroyablement jouissif, vous n’avez pas idée, d’enchaîner en boucle sans temps mort nos différentes barres de boost récompensant ainsi une conduite irréprochable. Cela apporte un flow s bien plus satisfaisant que dans le premier opus, ou on est encore plus poussé à prendre des risque, en se prenant au jeu de maintenir le boost le plus longtemps possible. Puis là, il y a un véritable gros gain de vitesse contrairement au premier opus, et avec la musique, les dérapages et tout le reste, les sensations de conduites sont une pur régalade.
Il y a donc toujours les dérapages qui sont de la partie, et ceux-ci sont d’une maniabilité parfaite de chez parfaite. C’est simple, c’est mon système de dérapage préféré, tous jeux de course arcade confondus. Bon ok, je n’en ai pas fait énormément dans ma vie de joueur, je ne m’intéresse au genre que depuis assez récemment, mais c’est si parfaite manette en main, j’imagine mal comment ont peu faire mieux. Ah c’est encore plus de l’arcade absurde avec des dérapage à plus de 200 km sans perte de vitesse même dans un lacet, mais quel plaisir quand tu le réussi parfaitement, le tout en passant entre deux bagnoles habillement.
Les dérapages sont désormais bien plus simples à faire. La courbe de notre virage peut facilement être maîtrisée selon notre vitesse et notre usage du frein. Le système de dérapage est donc plus simple, mais il y subsiste toujours une marge de progression pour parfaitement le maitrisé, surtout sur les circuits les plus techniques au virages sec et très resserré. D’ailleurs, finie l’astuce de tapoter l’accélérateur pour échapper au dérapage automatique du véhicule. Mais qu’importe, tant cette maniabilité géniale nous pousse encore plus à l’utiliser, quitte à toujours prendre plus de risques en plein trafic.
Le jeu n’hésite pas non plus à pousser la vitesse maximale bien plus loin que ce qui était possible dans le premier opus. Très vite en progressant, on débloque de nouveaux véhicules, toujours plus puissants, qu’on doit utiliser pour les prochaines courses si on veut tenir la cadence. Couplé aux nouveaux tracés qu’on débloque, qui deviennent plus tricky avec plus de virages serrés et de circulation à contre sens, on observe là une parfaite montée en difficulté très bien gérée. C’est vraiment bien pensé, car quand on en arrive à débloquer une Super Car hyper rapide, on est arrivé à maturité sur notre conduite. On maîtrise alors pleinement le gameplay du jeu pour piloter les bolides les plus dangereux qu’on nous donne, habile.
Il n’y avait pas ça dans le premier. Tu jouais avec les véhicules du début et point final, juste de nouvelles courses (on va pas compter le bus hein !). Tandis que là, le fait d’être sans cesse récompensé par des bagnoles plus rapides et plus belles, ça apporte un agréable sentiment de progression, et fait évoluer naturellement la difficulté autrement que par les circuits.
En bref, ce gameplay est absolument goldé de chez goldé. Surtout que le level design y est excellent, avec pas moins de 15 circuits différents, le tout interconnecté sur une map énorme. Chaque circuit fait ainsi partie d’un tout. Certains sont les variantes d’un autre, d’autres font la connexion entre deux zones éloignées, comme celui partant de la montagne pour finir sur la grande portion d’autoroute. C’est malin, j’adore ce qu’ils ont fait, surtout dans le menu avec la carte globale, qui te montre les différentes connexions. Ça donne une cohérence à tous les circuits du jeu en plus d’avoir dû demander beaucoup de taf, car il ont était obligé de pensé à tout le level design que cela implique, chose rare dans un jeu du genre.
En plus, cela permet d’avoir des passages qui reviennent sur plusieurs courses mais parfois abordés différemment ou encore à l’envers (les 15 circuits ont leur variante inversée comme toujours). Donc j’aime aussi cet aspect où petit à petit, on s’approprie chaque rue de cette carte et qu’on retrouve avec plaisir des portions de route qu’on reconnait. Une sorte de Burnout Paradise avant l’heure en soi, bien qu’on soit limité aux tracés existants, la carte est déjà là.
Et l’autre avantage de tout ce système de ville interconnectée, c’est que cela permet d’avoir de nombreux décors différents facilement. Avec cette grande ville fictive au bord de mer, ses plages au sud, ses montagnes enneigées au nord, l’aéroport à l’est et l’autoroute qui lie le tout au centre, ça fait une variété de tracés très différents. Que ce soit sur les longues lignes droites des voies d’autoroute, toujours aussi dangereuses car surchargées de bagnoles, ou sur les routes sinueuses en bord de mer, on ne ressent jamais une quelconque redondance sur chacun des 15 tracés, même sur deux se passant dans les mêmes lieux.
Le trafic étant de plus bien mieux maîtrisé, fini les voitures de merde pouvant nous couper la route à l’horizontale. Elles existent toujours mais c’est bien plus rare et moins traître. Le trafic est dans sa globalité mieux géré. Il y en a beaucoup dans les parties simples, et peu voire aucun dans les sections très techniques. Un soin apporté au gameplay très agréable.
Burnout… EXPLOSION !
Concernant les modes de jeu, ça évolue aussi grandement de ce côté. Là aussi, une belle surprise pour moi. Le petit nouveau qui fait une entrée fracassante tant il est iconique dans la série, c’est le mode Crash. On ne le présente plus tant tous ceux ayant joué à des Burnout modernes le connaissent, car il s’agit simplement de foncer dans un trafic pour engendrer un score maximal afin d’obtenir l’or.
On a une bonne quinzaine d’épreuves avec ce nouveau mode, et j’y ai vraiment pris du plaisir. Car plus qu’un truc un peu rigolo 5 minutes où tu fous un bordel monstre, chacune des épreuves est tout autant un puzzle où il s’agira de trouver le meilleur point d’impact (vous l’avez ?) avec le meilleur timing pour faire un carnage maximal. Nan vraiment, un très bon petit mode, parfait entre deux tournois pour varier.
Puis sinon, les autres modes sont toujours là, que ce soit les tournois et les face à face, mais sont cette fois ci regroupés dans un seul menu, où il s’agira de les enchaîner un à un pour progresser. Les face à face nous font toujours gagner des voitures, mais désormais aussi certains tournois, puis même un nouveau mode qui vient s’intercaler entre les deux autres : la poursuite de flic. Mode original où, au volant d’une bagnole de flic, il faudra rentrer plusieurs fois dans le cul d’une voiture adverse pour l’arrêter. Le truc étant que forcément, l’adversaire bénéficie d’une vitesse au dessus de la nôtre pour qu’il soit toujours un peu devant. Un mode sympa, même si ce n’est pas le mode le plus intéressant du jeu. Ça a le mérite de varier les plaisirs, et impossible de ne pas y voir une inspiration des GTA.
Donc le mode solo est vraiment bon. Ça tourne bien avec ces trois types d’épreuves, et une fois fini, on en débloque encore une autre succession d’épreuves, bien plus court mais plus difficile, avec les derniers circuits à débloquer. Et c’est là que rentrent dans la danse les véhicules les plus rapides du jeu. C’est clairement le meilleur moment du jeu. Les voitures sont hyper rapides, et la difficulté est parfaitement dosée pour venir checker tous nos acquis sur les variantes inversées des circuits.
Le jeu n’est toutefois pas très difficile, moins que le premier clairement. Les temps cibles des circuits sont assez simples à battre, et les tournois se remportent en général du premier coup, l’IA étant vraiment facile à distancer. On perd vraiment quand on fait de la merde devant la ligne d’arrivée en général, ce qui est pour le coup un peu frustrant parfois haha.
Enfin, try harder de l’extrême, j’ai fait à nouveau tous les contre la montre du jeu pour battre les temps au tour des développeurs. C’est clairement là que j’ai pris le plus mon pied, car c’est souvent le contre la montre que je préfère dans les jeux de course en général. C’est tout simplement dans ce mode là qu’on apprend à ne faire qu’un avec le circuit (c’est bô ce que je dis), et qu’on profite au mieux du système de conduite absolument génial du jeu.
Le challenge des temps cibles à vaincre y est vraiment très bon, bien mieux équilibré que dans le premier. Il y a quelques pics de difficulté ici et là comme le premier circuit sur l’autoroute, mais les temps cibles tiennent la route, étant de plus toujours adaptés à la voiture la plus rapide qu’on a débloquée juste avant. Un des derniers circuits, le Crystal Summit Lake R, est d’ailleurs le challenge le plus hardcore du jeu, tant le temps cible en contre la montre est extrêmement difficile, bien plus que tous les autres. Clairement il m’a donné du fil à retordre, tant il faudra utiliser le meilleur véhicule du jeu (en automatique, car le mode manuel n’apporte plus rien à partir de maintenant, ouf), ne faire aucune erreur, être en boost H24 sur le circuit le plus technique du jeu, et réussir à la perfection chacun de ses dérapages. J’ai bien dû y passer deux heures voire plus rien que pour ce challenge, mais c’était un kif absolu tant le gameplay du jeu y est bon.
Franchement, une incroyable surprise. D’autant plus que je pensais que la formule switcherait déjà sur l’aspect destruction des concurrents qu’on connaît bien pour mettre un peu de coté l’aspect courses. Et bien non, c’est encore avant tout un pur jeu de course arcade, et quel jeu de course mes amis ! Tout simplement mon meilleur jeu de course tout court au moment où j’écris ces lignes. C’était juste génial. Alors est ce le meilleur jeu de la licence pour moi ? C’est fort possible, mais il me reste encore à découvrir le tournant plus explosif de la saga avant tout avis définitif !
9/10
Dans mon Royaume de Britannia,
rares sont les jeux d'une si grande qualité !
Les jeux ayant cette note font partie des préférés du créateur
du site (on le surnomme le Gardien, entre nous au château haha...)
!
Moi, Lord British, j'ordonne qu'on conserve ce jeu au musée de
Britain, parmi les plus grandes reliques du pays !