The Last of Us
The Late of Us
Genre : Survie / Année de sortie : 2013
Publié il y a 24 jours
Bah il était temps, encore un de ces jeux cultes que tout le monde connaît, mais dont j’étais le seul à pas y avoir joué. C’est bon, je peux enfin dire qu’en 2025, je l’ai fait, j’ai joué à Last of Us, ce fameux monument du jeu vidéo de l’ère PS3. Mais je suis un homme simple, moi : j’ai vu qu’il était dispo sur Steam, c’est-à-dire jouable sur PC (meilleur support du jeu vidéo de tous les temps), et c’est tout, pas besoin de plus pour appâter le chaland.
Une narration au top
Bon, je vais pas m’étaler plus que ça sur ce jeu, on parle quand même d’un classique du jeu vidéo, et arrivant avec dix ans de retard, tout a déjà été dit sur le sujet. Putain c’est dire, je passe même après la vague de nouveaux joueurs que la série phénomène Last of Us a générée (moi je n’ai pas regardé, j’ai juste vu la gueule de l’actrice incarnant Ellie + l’extrait « je vais devenir papa », j’ai vomi, et je suis passé à autre chose), pour un gamer ça la fout mal. Donc, muni de la version Remaster et d’un clavier/souris sur mon PC gamer, je découvre ce jeu sous les meilleurs auspices.
Et oui, forcément, j’ai adoré, que voulez-vous ! C’était excellent, et bien que je suppose que la version Remastered y est pour beaucoup (surtout techniquement), le jeu n’a pas pris une ride, surtout au niveau de la narration, où c’est un sans faute. Graphiquement déjà, c’te claque ! Pourtant sur PC, avec tous mes jeux en Ultra, j’en ai fait en théorie des plus récents, mais que ce soit dans l’animation faciale des personnages bluffante de réalisme, les animations des infectés, et tout le reste, ouais, j’étais sur le cul tout du long. Même son de cloche du côté sound design, que ce soit l’OST assez minimaliste mais parfaitement maîtrisée, les bruitages ambiants (les pas lourds sur la tôle par exemple), ou encore ce doublage de haute volée en FR, pas déçu.
Sur l’aspect narration, là aussi, je savais que les jeux Sony étaient beaucoup axés sur cet aspect, au point même d’être un peu moqués sur internet. Toujours est-il que Naughty Dog fait preuve d’une excellence rare dans l’exercice de nous narrer une histoire poignante, et qui sort des sentiers battus. Pourtant, j’ai un peu soufflé du nez quand j’ai vu le synopsis : encore un de ces univers à la Je suis une légende, avec des infectés où il faudra réussir à survivre sans se faire infecter à son tour. Un pur produit de son époque, où c’était une sacrée mode en ce temps-là. Et pourtant, là aussi, je ne m’attendais pas à être autant happé par cette histoire, tant les cinématiques, la narration environnementale, et surtout les dialogues, sont de haute volée.
Rien que la séquence d’intro est brillante et déjà très forte émotionnellement (ce cheat code de faire mourir des gosses pour faire tirer les larmes quand même !) en plus de parfaitement introduire le personnage de Joël. Et que je l’ai aimé le Jo, tant il est bien écrit, criant de réalisme dans ses réactions, et dans sa relation avec Ellie, qui sera le cœur de l’histoire. Le jeu a réussi à me surprendre, là où je pensais que les scénaristes allaient opter pour la facilité en faisant d’Ellie la fille de substitution de Joël. Bien que c’est ce qui finit par arriver un peu au final, on est loin d’une écriture bête et méchante. Joël est dur, rejette Ellie, au point même que ça fait mal au cœur en tant que joueur, car Joël ne veut plus s’attacher après la perte de sa fille, il sait que c’est dangereux, et il en a fait un principe de vie. Ce qui donne une narration qui ne fait jamais le choix de la simplicité, et les dialogues entre les deux personnages font toujours mouche. J’ai adoré les petits agacements de Joël envers Ellie, les disputes où des mots durs sortent… C’est réaliste, et foutrement bien écrit, tout simplement. Les dialogues sont clairement un de mes aspects préférés de ce jeu.
Puis même au niveau des événements qui vont ponctuer l’aventure, jamais ils ne sont prévisibles, et la brutalité de l’univers du jeu va constamment nous rappeler que la vie de nos héros ne tient qu’à un fil. Notamment la fin, qui est loin d’être un happy end, où la frontière entre qui est bon et mauvais n’a jamais été aussi dure à discerner, dans un monde où ce sont avant tout les choix qui vont garantir la survie de nous et nos proches qui priment. J’ai donc grandement apprécié ce final empli d’amertume, mais ô combien marquant.
Un côté survival qui m’a agréablement surpris
Côté gameplay, je suis parti directement sur la difficulté survivant pour ma première partie. Pour un joueur expérimenté de mon genre, c’est clairement le meilleur choix, tant la difficulté y était parfaite. Autre surprise donc : moi qui pensais que les jeux Sony n’étaient que des jeux assez simples taillés pour le grand public, entre les deux derniers GOW (qui en difficulté max, sont bien plus chauds que la trilogie originelle) et ce TLOU, il y a clairement de quoi tenir en haleine même les joueurs les plus hardcore.
J’ai bien apprécié ce côté survie avec gestion de munitions et ressources, une autre grande mode des années 2010, mais si brillamment exécutée ici. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles j’ai grandement apprécié mon aventure en mode survivant : le très peu de ressources, que ce soit dans les consommables, composants et munitions, tout est extrêmement limité, et il faudra constamment réfléchir avec soin à quel consommable crafter, et quand les utiliser. Ça apporte une tension permanente, un sentiment de toujours être en danger, du pur survival comme j’adore, brillamment exécuté. Bon après, en ayant fait une seconde partie plus tard en difficulté réaliste, je m’étais rendu compte que j’aurais pu bien plus utiliser mes armes, car le jeu fait constamment en sorte de faire drop des balles si on est en manque… Mais comme je ne m’en étais pas rendu compte durant ma première partie, j’ai vraiment dû économiser un max, et j’ai adoré ça !
Et couplé avec le bon level design et l’excellente intelligence artificielle du jeu, les séquences d’affrontement sont aussi une grande réussite. Que ce soit avec les humains ou les infectés qui apportent deux factions qu’on n’appréhende pas du tout de la même façon, l’aspect survie se couple parfaitement au combat du jeu. On aura la majeure partie du temps la possibilité d’aborder les situations de manière furtive, pour vider un maximum une zone d’ennemis, voire même de la vider ou l’esquiver de manière parfaitement discrète. Surtout que le jeu a le bon goût de ne pas nous laisser repérer H24 une fois grillé : on peut partir en courant, se planquer, avoir les ennemis qui perdent notre trace, et retenter une infiltration, avec des ennemis dans de nouvelles dispositions. J’ai adoré ça. Déjà je joue toujours un voleur en mode furtif dans les jeux qui m’en donnent l’occasion, mais j’ai trouvé ça si parfaitement exécuté ici, au cœur de l’expérience, que j’ai adoré.
Puis l’intelligence artificielle y est aussi pour beaucoup. Les ennemis humains sont vraiment malins, on sent que c’est des vrais bandits et assassins, les mecs te contournent, communiquent efficacement entre eux, te coursent, te recherchent activement pendant qu’un fait le guet au cas où tu sors de ta planque, c’est jouissif. Idem du côté des infectés, ils ont bien sûr aucune de ces finesses stratégiques, mais entre les phases d’infiltration plus punitives en cas de loupé, et les affrontements plus frontaux, c’est une autre approche bienvenue.
J’ai donc adoré aussi toute la partie action de ce jeu, bien que parfois, il y a eu des petites choses qui m’ont un peu agacé, car tout n’est pas parfait. Typiquement, j’ai moins apprécié certains passages où l’action est obligatoire, sans aucune possibilité de la jouer furtif, j’ai trouvé que ça fonctionnait moins bien, du moins en difficulté survivant. Et c’est surtout certains passages, avec des scripts assez grossiers, so 2010, qui m’ont un peu cassé les couilles parfois. Rha putain, moi et mon obstination à vouloir faire tout le passage de l’école en full furtif, qu’est-ce que j’en ai chié, avec pas moins de trois endroits qui font spawn des infectés gratuitement de nulle part en plein devant toi. Ouais, ça m’a un peu frustré parfois, avec des séquences où c’est vraiment hardcore de chez hardcore pour les passer en furtif, un peu comme si le jeu te mettait des bâtons dans les roues pour te forcer lourdement à la jouer bourrin sur ces passages, sans non plus trop l’assumer. Dans ces moments-là, j’aurais préféré avoir un level design plus riche, permettant vraiment d’avoir plus d’options pour rendre les approches furtives plus viables.
Après cette première run, j’ai refait le jeu en réaliste, qui pour le coup, était plus simple. Bien oui, quand tu connais tous les combats, que tu maîtrises le gameplay et que tu connais l’astuce pour le drop des munitions, je m’en sortais bien mieux. Après ça, j’ai aussi fait le petit DLC, maintenant inclus dans l’édition Remaster. Sympa de suivre Ellie dans ce petit préquel, où on pourra découvrir, en suivant son point de vue, la vie d’une fille étant née dans ce monde dévasté. Toute la traversée du centre commercial se déroule sans action, c’est que de la pure narration, mais sachant depuis le jeu de base qu’elle a eu sa morsure dans ce fameux centre commercial, on attend nerveusement le moment où ça va partir en couille. Un peu moins emballé par l’autre partie, se passant durant une période éclipsée de la campagne principale. Peu de nouvelles idées, les scènes d’action imposées (surtout à la toute fin) sont vraiment poussives, seuls les 2-3 combats où on attire l’attention des infectés sur des bandits sont rigolos et changent la donne. Sinon, il y a aussi les nombreux bonus, dont le gros making-of qui a la durée d’un film, qui a été passionnant à regarder, qui couvre tous les aspects de la création du jeu, génial pour tout passionné du genre.
…
Eh bien en voilà une affaire rondement menée, enfin je suis à jour concernant Last of Us. Maintenant, je vais pouvoir briller dans les conversations mondaines, et affirmer haut et fort que Last of Us, « oh oui bien sûr je connais, je l’ai fait, comme tous les classiques du jeu vidéo voyons. Comment ? Last of Us 2 vous dites ?... Une suite, il existe une suite c’est bien cela ?… PUTAINNNNNNN !»
Excellent jeu culte de la génération PS3, un pur produit de son époque, qui avec le remaster, n’a pas pris une ride, tant le gameplay était déjà d’une redoutable efficacité, surtout avec cet aspect survie des plus réussis. Alors, je passe à la suite maintenant !
9/10

Dans mon Royaume de Britannia,
rares sont les jeux d'une si grande qualité !
Les jeux ayant cette note font partie des préférés du créateur
du site (on le surnomme le Gardien, entre nous au château haha...)
!
Moi, Lord British, j'ordonne qu'on conserve ce jeu au musée de
Britain, parmi les plus grandes reliques du pays !