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SKORN OF BANANA



Super Meat Boy 3D

Mouais, ça reste mieux que Forever !

Genre : CRPG / Année de sortie : 2026

Publié il y a 9 heures


Autant le dire, je m’attendais pas à voir une vraie suite au cultissime Super Meat Boy. Chef d’œuvre des débuts de la scène indé, j’avais pris un plaisir monstre à parcourir ce jeu, qui fait partie de mes premières critiques d’ailleurs. C’était un jeu qui possédait un Gameplay si nerveux et pourtant si précis, le tout dans des petits niveaux grissant à try hard, avec un parfait challenge : c’était un régal. Puis est arrivé cet opus 3D un peu de nulle part, car à ce que j’ai compris, les dévs d’origine ne font plus partie de la team. Et cela se sent, car si ça reste toujours un Meat Boy dans l’âme, on n’y retrouve jamais la maestria du jeu original.

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Toujours aussi nerveux, l’ADN du jeu de base est la

Bon en vrai il y a eu aussi un autre opus entre temps que j’avais remarqué, Super Meat Boy Forever, mais c’était un stupide runner, et pour avoir vu du Gameplay et les cinématiques sur internet, faut le dire, ça l’air d’être sacrément merdique. D’ailleurs j’en veux pour preuve, voici ma réaction et analyse fort pertinente lors de mon visionnage d’une session de ce jeu :

« Mais c’est quoi cette merde… »

Fin de l’analyse de haute qualité.

Bah oui, en faire un runner, c'était juste tuer tout l’intérêt de l’opus de base, c'était idiot, en plus d’être un sacré doigt à tous les fans qui attendait une vraie suite. Mais les voilà satisfait, car, arrive enfin cet opus 3D avec toutes les imprécisions que cette nouvelle dimension peut apporter à un Gameplay si précis, maitrisé. Mais vous savez, je suis quelqu’un de positif dans la vie, je veux lui laisser une chance. La preuve, malgré l’énorme merde qu’a été Dragon Age WokeGuard, j’ai toujours un espoir pour le futur Mass Effect, qui sera probablement de la grosse daube car il y a plus aucun talent chez Bioware depuis longtemps, mais hé, on reste positifs les gars ! Puis j’ai aimé l’idée, passage à la 3D tout en y transposant l’ancienne formule sans la trahir, ça peut être vraiment excellent si c’est bien fait, surtout si on garde la nervosité et la précision du jeu d’origine.

Et en soi, j’ai vraiment aimé toute la première partie du jeu, car franchement, c’est addictif. C’est que du bonheur de retrouver cette jouabilité si unique, avec des niveaux qui s'enchaine toujours aussi rapidement, le tout en 3D désormais. Cela permet bien de nouvelles possibilités, comme courir sur les murs, et d’essayer de nombreux cuts à travers les niveaux, notamment via le nouveau dash aérien, un nouveau mouvement très agréable à utiliser et qui y est parfaitement à sa place dans cette suite. On y apprend en douceur à dompter la course sur les murs (pas si évidente que ça car on peut, en restant appuyé, altérer la hauteur qu’on prend durant notre course), à retrouver nos marques avec les sauts muraux, etc… En soi, le Gameplay reste vraiment bon, le personnage est toujours un plaisir à contrôler.

Les niveaux ont de nombreux raccourcis possible pour les plus chevronnés, une très bonne chose !

Le jeu possède 5 mondes, et avec 15 niveaux pour chacun déclinés en, bien sûr, leurs variantes sombres, ce qui fait en tout et pour tout, 150 niveaux. Ce qui reste bien copieux, surtout que les niveaux sont forcément plus garnis que pour un jeu 2D, et que je ne compte pas les boss ainsi que les petits niveaux secrets. Car oui ils sont toujours là, avec un passage secret par monde, permettant de parcourir un niveau au Gameplay alternatif avec à la clé un nouveau perso. J’ai bien apprécié d’ailleurs ces niveaux secrets, tellement tous ces niveaux ressemblaient à un rêve fiévreux chelou. Que ce soit la copie Wish de Mario 64 faite sur Dream, cet hommage un peu dérangeant à un célèbre niveau de Donkey Kong Country 2, ou encore ce niveau avec le camion qui nous poursuit, c’est pour le moins singulier ! On a même le retour du bon vieux The Kid et du remake d’un de ses niveaux du premier Meat Boy. Toujours aussi hardcore (cependant, ce n’est qu’un seul niveau cette fois), c’était l’occasion de renouer avec de bons vieux souvenirs.

Ce n’est d’ailleurs pas la seule occasion de débloquer de nouveaux personnages, on pourra le faire aussi via la collecte des pansements et aussi en enquillant les rangs A+, et il y a même un petit perso secret en plus, que j’ai réussi à trouver sans aucune soluce, pas peu fier ! Et c’est comme à l’époque, tous ces personnages ont leurs propres caractéristiques, voire certains ont carrément leurs propres talents, comme un double saut, quasi pas de glissade sur le mur, etc… Et en soi c’est une bonne idée, et j’ai aimé certains d’entre eux, comme le squelette qui va très vite, mais dieu que le jeu n’est pas conçu pour. Je m’explique : tous les niveaux fonctionnent très bien avec Meat Boy ou à la limite avec d’autres personnages assez classiques comme Browny ou encore Bandage Girl, mais dès qu’on veut jouer avec un Gameplay atypique, c’est un peu la loterie.

Un manque de finition à tout les niveaux

Car un paquet de niveaux ne fonctionnent tout simplement pas pour certains personnages, essaye de faire des niveaux verticaux avec le squelette ou encore le camion, c’est un enfer, tant tu ne peux pas passer certains obstacles et tu es obligé limite de faire des rebonds un peu bugués pour t’en sortir. Et je ne parle pas de Tofu Boy qui est nul à chier mais là c’est assumé, non, on retrouve ce problème avec une grande partie du casting. Durant tout le jeu j’ai essayé de varier les personnages que je jouais, souvent c’était un calvaire et je revenais à un plus classique finalement. Dommage, car parfois on arrive à dénicher de véritables raccourcis uniques avec un des deux persos à double saut ou encore Meat Boy 64, mais c’est bien trop rare. On sent qu’il n’y a pas eu de vraie relecture des niveaux pensée pour les personnages annexes tant la plupart ne sont pas adaptés pour eux, et dommage tant ceux-ci sont nombreux.

Le niveau Mario 64 !

Puis bon les personnages guests, j’ai regardé les jeux d’origine d’où ils viennent, car franchement, je n’en connaissais quasi aucun ! À part The Kid forcément grâce au premier Meat Boy, le reste ! Bordel le camion, qui vient de Bridge Constructor, jamais je ne l’aurais deviné ! Pour le coup ça m’a fait découvrir le jeu car je suis curieux, et c’est un petit jeu sympa sans grande prétention. C’est de toute façon la plupart du temps des jeux sous la houlette du même éditeur, Head Up Games, qui chapeaute aussi ce Super Meat Boy 3D. Mais j’ai regardé les autres jeux, et à part ED qui a l’air de venir d’un jeu de plateforme assez sympa, tout le reste pfiou, pour avoir regardé du Gameplay, ça a l’air un peu daubé non ?! Le jeu avec le cow-boy là, ou encore la sorte de démon qui vient d’un autre plateformer 3D, pour avoir regardé des vidéos et avis, ça ne vend pas vraiment du rêve !

Mais bref, je digresse, revenons au bout de viande.

Pour moi, le jeu a commencé à vraiment devenir irritant sur sa deuxième moitié, arrivé au troisième monde. Car c’est là que le jeu commence à devenir plus difficile, et c’est là aussi que les problèmes arrivent. Car oui, si le passage à la 3D est une idée sexy sur le papier, c’est aussi très casse gueule pour un jeu de plateforme, notamment pour ce qui est de la gestion de la caméra, et donc de ce qu’on appelle la perspective. Et clairement, madame perspective n’était pas du voyage avec cet opus 3D, tant celle-ci va poser problème dès que le jeu intensifie le challenge. C’est simple, pour vous faire une idée, vers la moitié du jeu, je crois ne pas exagérer en disant que plus de la moitié de mes morts environ, c’était dû à un problème d’appréciation des distances, et que je n’arrivais pas à bien me situer par rapport au reste du niveau.

Retour aux années 1996 avec ses plateformer à la caméra nul à chier

C’est le problème numéro un du jeu, l’erreur à ne pas faire avec le passage à la 3D pour une suite d’un jeu qui était d’une précision parfaite : apporter un Gameplay imprécis et frustrant. Et vraiment, durant toute cette seconde moitié du jeu, j’ai commencé à devenir de plus en plus salé, tellement j’en avais marre de crever en boucle à cause de cette caméra de merde toujours trop loin, qui empêche de bien jauger la profondeur. Tu penses rebondir sur un mur alors que tu es carrément à côté ? Check. Tu t’orientes dans les airs vers la droite en pensant atterrir sur cette plateforme et tu crèves en tombant beaucoup trop bas sans le savoir ? Check. Un pansement infernal à attraper car tu n’arrives pas à savoir s’il est devant ou derrière toi ? Check. Toutes les erreurs possibles de Game Design dues à la 3D sont là.

Et le pire, c’est que les développeurs se sont bien rendus compte qu’il y avait un problème car ils y ont mis des options pour avoir un curseur sous notre personnage et même une ligne verticale sous nous pour mieux se repérer, signe évident qu’il y a un problème, et plutôt que de repenser toute la caméra, les mecs ont eu la flemme et ont bricolé un pansement vite fait. Sauf que ça ne suffit pas, loin de là. Et ce n’est pas le seul écueil que j’ai à faire au jeu, car il est bugué aussi, j’ai déjà eu de très curieux problèmes de collision qui m’ont fait échouer, trouvé un bug assez fun avec l’écureuil (dans le dernier monde, tombe en planant sur un trampoline, c’est un délire comment tu vas haut, tu peux même toucher le plafond et mourir !), ça manque de finitions. Les boss pareils, ils sont vraiment nuls à chier je suis désolé, c’est du pur die and retry sans intérêt en plus d’être inconsistant dans leur difficulté, avec une phase 1 parfois plus difficile que tout le reste du combat qui devient trivial, y compris pour le boss final.

Les boss sont une véritable purge

Ça manque d’un sérieux coup de polish, comme si le jeu avait eu une sortie précipitée quoi. Mais putain, on est sur un jeu indé, avec aucun délai car personne n’attend spécialement de suite, pourquoi rusher et gâcher comme ça tout le potentiel d’un jeu ? Ça me sidère, ou alors c’est juste que les développeurs sont des grosses tanches, je ne sais pas. Donc ouais, frustré, c’est vraiment ce que je retiens de ce jeu, car en soi le jeu n’est pas si dur que ça, même légèrement plus simple que l’original j’ai trouvé, mais dieu qu’il est usant à cause de ces imperfections.

Et pourtant, je ne peux tout de même pas cacher que j’ai pris un certain plaisir coupable avec ce jeu, preuve de l’efficacité de la formule, même si elle est si maladroitement exécutée. Car dieu merci, le jeu reste toujours aussi nerveux et fluide, avec de rapides niveaux se parcourant en même pas 30 secondes pour la plupart, avec toujours un reset immédiat sans chargement, ouf, de ce côté, pas de problème. Le jeu a donc réussi à me garder captivé, car on prend un certain plaisir (pour moi en tout cas) à collectionner tous les rangs A+, chopper tous les pansements, qui devenaient vraiment chauds à trouver sur la fin, mais que j’ai pris plaisir à dénicher. Pareil pour le monde sombre, c’est une relecture vraiment sympa des niveaux de base, suffisamment altérée pour procurer une sensation de tout nouveaux niveaux à la difficulté augmentée.

Dommage, comme dit plus haut, il manque juste un bon coup de polish, de revoir cette caméra de merde, de perfectionner deux trois points comme les boss à chier, et le jeu devient vraiment bon. Un peu déçu du côté des secrets aussi, je m’attendais vraiment à un monde caché jusqu’au bout, mais rien. On a bien les cinq niveaux bonus, et les 5 glitchs à trouver, avec un de chaque dans chaque monde, mais à part de nouveaux personnages à débloquer, la plupart du temps pas fameux à utiliser comme on l’a vu plus haut, rien… Dommage.

Hum, c’est marrant, ils ont même mis un mode speedrun au jeu, en mode c’est sûr notre nouveau jeu va être une nouvelle référence du genre, mais calmez vous les gars, je crois que vous avez encore du chemin avant de retrouver l’alchimie parfaite du premier opus. Arrêtez de vous faire chier, refaites-nous un jeu en 2D, où on peut contrôler notre personnage, c’est tout ce qu’on demande putain.


Un petit jeu sympa, sans plus. Dommage pour cette saga, qui n’a jamais réussi à retrouver les clés de ce qui faisait du premier Meat Boy un plateformer si parfait. La preuve qu’avoir les droits d’exploitation d’une licence ne vaut rien, sans les auteurs originaux aux commandes. Je ne recommande pas vraiment ce jeu à quiconque, et encore moins au fan de la première heure. Pas que le jeu soit foncièrement mauvais, mais on trouve bien mieux ailleurs, même du coté indé avec Demon Tides par exemple. Je crois qu’il est temps de laisser mourir la licence tranquillement vous ne pensez pas ?

6/10

visage du gardien de Ultima 7

Oh bah peut-être bien que le grand maître de ce site m'a demandé de commenter ce jeu.
Il m'a même dit que, ben qu'il m'a choisi, car le jeu est un peu comme moi, avec un beau fond et de vraies qualités, mais des défauts gênants qui l'empêchent de vraiment briller.
À vrai dire, je n'ai pas tout bien compris. Le maître voulait-il dire que je suis un bon gars mais que je suis moche ? Ah bah non, c'est faux hein, puis d'abord pour le prouver, je vais essayer de rentrer dans Fawn, la ville de la beauté qu'ils disent !