menu close

SKORN OF BANANA



Les Incroyables Machines du Professeur Tim

Sans doute le Puzzle Game le plus original du XXᵉ siècle !

Genre : Reflexion / Année de sortie : 1998

Publié il y a 9 jours


On n'est pas nombreux à avoir connu ce jeu à l’époque, mais je fais partie de cette frange de joueurs l’ayant découvert à l’époque durant mon enfance, sur le bon vieux iMac G3 parental. Un jeu dont j’avais gardé d'excellents souvenirs, où il fallait concevoir des machines de Rube Goldberg (une machine complexe pour une chose très simple), en créant des réactions en chaîne rigolotes, parfois d’une grande absurdité. J’y ai remis le nez dedans il y a peu, histoire de me replonger un peu dans une nostalgie rapide... Sauf que j’ai tellement adoré, j’ai finalement fait tout le jeu dans son intégralité, et ce qui devait être un petit shoot rapide de nostalgie s’est transformé en de longues et passionnantes sessions de jeu !

bannière

J’ignore comment je suis revenue à penser à ce jeu, peut-être en reparcourant par nostalgie un peu les jeux de mon enfance que j’ai fait sur l’iMac G3 de l’époque. J’ai retrouvé des vidéos de compilations, et j’ai ainsi retrouvé un paquet de jeux que j’ai connu à l’époque, certains dont j’avais oublié l’existence ! Alors il y a les classiques qu’on a tous connus, comme ce bon vieil Adibou et cette foutue musique des trois petits chats qui hante mon esprit durant des jours dès que j’y repense (ahh… Bah merde, rebelote putain !), ou encore notre ami Pouce Pouce qui sauve le zoo, voire Pouce Pouce qui voyage dans le temps (d’ailleurs, j’ai appris que Ron Gilbert avait été grandement impliqué dans la création des Pouce Pouce à l’époque, putain c’te découverte !). Mais j’ai fait aussi d’autres jeux un peu moins connus, comme celui se passant dans le château de Fisher Price, ou bien sûr aussi, Les Incroyables Machines du Prof. Tim, ou plutôt, The Incredible Machine 2 en anglais… D’où le diminutif qui donne Tim, donc le professeur Tim dans la version française ! Putain, on en apprend des choses ici, dis donc !

C’était un chouette jeu, où le but était d’accomplir un objectif proposé par le jeu, qui pouvait être tout et n’importe quoi, allant de faire tomber un ballon dans un panier, à faire s’évader de l’écran un petit bonhomme grâce à un Zeppelin (oui). Cet objectif s’accomplisse toujours via des réactions en chaines à effectuer grâce à une sélection d’objets limités à placé dans un décor déjà préconçu. Le jeu possède une quantité folle d’objets, ayant tous leurs utilités, et surtout, ayant tous la possibilité d’avoir des interactions avec d’autres, et ainsi provoquer d’improbables réactions en chaîne. Le jeu est ainsi foutrement complet, et le nombre de possibilités est assez fou, et tous les niveaux du tutoriel, nous apprenant l’usage de chaque objet en jeu, sont d’une précieuse aide pour apprendre ls fondamentaux. Mais même avec cela, de nombreuses logiques seront encore à apprendre sur le tas, et les développeurs n’hésiteront pas à se jouer de nous, avec certaines interactions et logique à découvrir, souvent très bien pensé.

Le jeu est doué pour brouiller les pistes!

Et là où je pensais rejouer une petite demi-heure afin de me faire un petit kif de nostalgie, j’ai été tellement surpris par la richesse du jeu que je n’ai pu en démordre avant d'avoir accomplit tout les défis du jeu. J’avais beaucoup oublié des mécaniques du jeu, et je ne me souvenais plus d’un moteur physique si poussé, de tout ce système avec des poulies, cordes et courroies, le système de chaleur pouvant interagir avec de nombreux objets comme les fusées, voire même un système de courant électrique, qui pourra alimenter en énergie certains objets, dont des lasers, qui selon leurs couleurs, peuvent alimenter certaines prises. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’un objet peut avoir plusieurs façons d’être utilisé, tant les possibilités de synergie improbables sont grandes ! Et je n’ai évoqué qu’une surface, car il y a aussi tous les êtres vivants, tel que le petit bonhomme qu’on doit escorter souvent jusqu’à sa maison, le chat qui chasse la souris, le crocodile qui me fait bien marrer avec son rire de sadique, bref, c’est d’une richesse qui file le tournis tout simplement.

Pour exploiter toutes ces mécaniques dans tous les sens jusqu’à plus soif, le jeu propose plus d’une centaine de puzzles différents, qui sont catégorisés en quatre niveaux de difficulté. Si sur la difficulté facile, ça reste encore une promenade le temps d’assimiler les différents concepts, dès normal, ça peut bloquer un peu, et à partir de difficile, les premiers gros maux de crâne débutent. Et là où j’ai trouvé le jeu excellent et où j’ai été grandement surpris, surtout avec mon point de vue de joueur de 2024, c’est dans la grande richesse de certains puzzles, qui peuvent être résolus de nombreuses manières différentes, en court-circuitant parfois totalement la logique pensée par le développeur. Je me souviens de ce niveau où il fallait faire faire un parcours alambiqué à un ballon jusqu’à atteindre un interrupteur ! J’ai dès le début contourné tout le niveau, en utilisant une épingle afin de faire rebondir d’une façon parfaite le ballon dessus, jusqu’à le faire atteindre directement l’arrivée sans problème. Et ce n’est pas une question de puzzle mal conçu, il y a réellement plusieurs façons de résoudre les niveaux, parfois on se rend compte en regardant la solution du développeur qui se débloque une fois le puzzle fini, où on le voit résoudre le puzzle d’une toute autre façon alors qu’on pensait le faire de la manière la plus ‘logique’ pourtant.

S'amuser à pourrir la vie du chat de Tim, juste la base !

Les niveaux sont aussi très malins dans leurs conceptions, en nous mettant à disposition un certain nombre d’objets, ce qui peut parfois nous permettre de résoudre de différentes manières le puzzle. Plus fourbes, ces mêmes objets qu’on peut utiliser peuvent aussi très bien ne servir à rien et seront là que pour nous mener en bateau, si on essaye de jouer sans réfléchir en amont. Certains puzzles sont d’ailleurs particulièrement retors, avec très peu d’indications visuelles sur comment atteindre l’objectif, ou alors à l’inverse, via une surcharge de mécanismes nous faisant croire à leur utilité, alors que parfois, la solution nécessite d’utiliser que la moitié des mécanismes déjà figés à l’écran ! Bref, c’est diablement malin, très bien conçu, et certains puzzles sont vraiment excellents ; même après de nombreuses heures de jeu, je découvrais encore de nouvelles mécaniques obscures sur le tas (le coup du tir du pistolet laser à guider avec les tuyaux, c’était hard à deviner ça putain), me débloquant parfois après une heure à faire fumer mon cerveau sur un puzzle qui me semblait insoluble jusqu’alors. Rares sont les jeux de puzzles qui peuvent se vanter d’avoir une telle richesse dans leur gameplay via les très nombreuses interactions possibles entre les objets. Car franchement, The Incredible Machine 2, ça doit être bien le seul jeu où tu lances devant ton écran, une centaine de phrases différentes du genre « Hum, si je fais tomber la balle sur le crocodile, elle pourrait probablement activer la prise, ce qui pourra activer le laser, qui en ricochant sur un miroir, me permettra de faire ainsi tomber le fromage pas loin de la souris… », tout en ayant l’air parfaitement sain d’esprit.

ps: Et si aujourd'hui, tu en veux encore plus, il reste encore les jeux de la série à résoudre. Il y a déjà le premier tout simplement, qui vient avec une version bonus qui contient un paquets de puzzles supplémentaire, mais forcément, tous avec des mécaniques en moins par rapport à cet épisode deux. Il y a aussi une suite, The Incredible Machine: Even More Contraptions, qui ajoute peut de nouveauté, mais qui apporte une quantités insolente de nouveaux Puzzles. Puis si tu veux encore mais à la sauce moderne, contraption maker te temps les bras ! Produit par le même développeur de la série de base, ce jeu parût dans les environ de 2014 sur Steam, est tout simplement la version la plus aboutit de toute la série, avec une communauté qui partages de nombreux niveaux sur le jeu, pour un contenu en théorie infini, en plus de pouvoir profiter de zone de Puzzle bien plus grand ! Bref, il y a de quoi faire !

Trois petits chats, troiiiis vilains petits fripons ! L’autre nuit, sans un bruit, sont rentrés dans ma maison ! ... Hum, c’est quoi les paroles après déjà ?... Oups pardon, putain, oui, la conclusion !


Une excellente redécouverte que ce Tim 2 ! Probablement un des jeux de puzzles les plus originaux de sa génération, il aura réussi à me scotcher de nouveau de nombreuses heures à l’écran sans problèmes, tant le gameplay du jeu, porté par son excellente physique et synergies entre les objets, permet de parcourir plus d’une centaine de puzzles, sans jamais éprouver la moindre sensation de répétitivité, signe d’un très bon puzzle game. Ah et j’oubliais, le jeu avait même un éditeur de niveau pour faire durer le plaisir, et un mode compétitif à deux très bien pensé. Bref, là où je pensais rejouer simplement à un jeu de mon enfance, j’ai redécouvert un classique de cette époque. Merci papa et maman de me l’avoir acheté à l’époque, très bon choix (bon par contre pour Tintin au Tibet sur SNES, faudra qu’on en reparle) !

8/10

visage du gardien de Ultima 7

Un jeu formidable qui m'inspire, j'en ai d'ailleurs écrit une chanson épique que je chante parfois à la taverne de Jhelom !
Bien que le créateur de ce site (qui semblerait venir du même monde que l'Avatar d'après les légendes) ne place pas ce jeu parmi ses plus grands coups de cœur, il y a tout de même passé un excellent moment !
Au passage, êtes-vous au courant que j'ouvre une nouvelle boutique d'archeries à Buccaneer's Den, en face des bains ?